La capitale togolaise accueille, du 3 au 6 novembre 2026, une conférence régionale du CICR dédiée à l’intégration de la réadaptation physique dans les systèmes de santé publique. Cet événement est couplé du lancement officiel du Projet d’Éducation en Réadaptation pour l’Afrique Francophone (PERAF), visant à combler le manque de professionnels qualifiés en prothèses et orthèses.
Améliorer l’inclusion des personnes en situation de handicap et structurer l’offre de soins : c’est l’ambition portée par la délégation du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) à Lomé. Du 3 au 6 novembre 2026, la capitale togolaise accueille une conférence régionale historique sur la promotion et l’intégration de la réadaptation physique dans les systèmes de santé en Afrique francophone.
Placée sous les auspices des ministères en charge de la Santé, de l’Enseignement supérieur, et des Solidarités, cette rencontre internationale est couplée au lancement officiel du Projet d’Éducation en Réadaptation pour l’Afrique Francophone (PERAF).
Au-delà de la promotion du Droit international humanitaire, cette conférence vise à donner une visibilité accrue à la problématique du handicap en Afrique de l’Ouest et à mobiliser les décideurs politiques.

Parmi les objectifs majeurs de l’événement, notamment ancrer la réadaptation physique directement dans les systèmes nationaux de santé publique des pays francophones de la sous-région, favoriser les synergies entre experts, praticiens et centres orthopédiques pour partager les meilleures pratiques cliniques, et redonner autonomie et dignité aux femmes, aux hommes et aux enfants en leur offrant les moyens de retrouver une pleine mobilité et de participer à la vie socio-économique.
Intervenant lors des travaux, le ministre de la Santé, de l’Hygiène publique, de la Couverture sanitaire universelle et des Assurances, Jean-Marie Koffi Ewonoulé Tessi, a souligné la dimension stratégique du secteur. « La réadaptation physique est donc bien plus qu’une question technique. Elle est une exigence de santé publique, un impératif d’équité et un investissement dans le développement humain. », a-t-il souligné.
Le ministre a insisté sur la nécessité de poursuivre les efforts pour que ces services soient institutionnalisés et adaptés aux réalités nationales. Il attend de ces assises des propositions concrètes, des partenariats renforcés ainsi que des feuilles de route nationales dotées de mécanismes de suivi rigoureux.
Pour répondre au manque criant de spécialistes en sciences des prothèses et orthèses, le PERAF constitue une réponse structurelle de premier plan. En développant un cursus de niveau Master à Lomé, le projet ambitionne de former une nouvelle génération d’experts capables de transmettre des compétences de pointe.

Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Prof. Gado Tchangbedji, a, pour sa part, formulé le vœu que cette initiative dépasse la simple transmission de compétences. « Que le PERAF soit non seulement un projet qui forme des compétences, mais surtout une initiative qui bâtit des institutions, consolide l’expertise africaine et ouvre de nouvelles perspectives de dignité et d’autonomie aux populations. », a-t-il déclaré.
Grâce à cette dynamique, le Togo confirme son rôle de pôle régional de référence dans la formation supérieure des professionnels de la réadaptation en Afrique francophone.
La Rédaction
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