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Devant les élus à l’Assemblée nationale le ç octobre dernier, le ministre des Relations avec les Institutions, Gilbert Bawara, s’est livré à une défense ferme des actions du gouvernement. Face aux critiques des députés et aux réserves de l’opposition, le ministre a tenu à rappeler la position de l’exécutif : le dialogue politique reste ouvert, mais il exige la participation et la responsabilité de l’ensemble des acteurs politiques.

Au cours des échanges, Gilbert Bawara a insisté sur l’importance de préserver et d’alimenter les espaces de discussion existants. Il a appelé que le Cadre permanent de concertation (CPC) était un espace privilégié pour les acteurs politiques de tous bords.

Pour le représentant du gouvernement, le dialogue ne saurait être un monologue ou un instrument à géométrie variable. Tout en rappelant qu’il était question d’une responsabilité partagée, le ministre Bawara note que la participation aux concertations est essentielle et que l’exécutif ne peut porter seul la charge de la décrispation politique.

Il s’est étonné de l’attitude de certains regroupements politiques de l’opposition, qui dénoncent un manque d’ouverture tout en boycottant les cadres institutionnels prévus pour les échanges.

« Aucune œuvre humaine n’est parfaite, mais pour déboucher sur des compromis constructifs, chaque partie doit assumer ses responsabilités et s’asseoir à la table des discussions », a en substance rappelé le ministre devant la représentation nationale.

Outre la relance des échanges politiques, la sortie parlementaire de Gilbert Bawara a permis de revenir sur l’agenda des réformes et les médiations diplomatiques portées par le Togo.

S’exprimant sur la gouvernance et le rôle des institutions, le ministre a tenu à rassurer la représentation nationale sur la volonté du gouvernement de continuer d’accompagner toute initiative axée sur la paix sociale, la stabilité et l’intérêt général.

Notons que cette prise de parole résonne dans un contexte politique marqué par des divergences d’appréciation quant à la suite à donner aux réformes institutionnelles et à la gestion du paysage politique national.

Si la majorité parlementaire salue la clarté du discours et la main tendue du gouvernement, une partie de la société civile et des coalitions d’opposition accueillent cet appel avec réserve. L’opinion est divisée entre une demande de garanties(certains acteurs estiment que le CPC dans sa forme actuelle ne répond pas pleinement aux défis institutionnels du moment), et l’exigence d’un format élargi, pour traiter des sujets de fond liés à la gouvernance démocratique.

L’intervention du ministre Bawara devant les députés fixe la ligne du gouvernement togolais : l’ouverture reste de mise, mais elle s’inscrira strictement dans le respect des institutions et par l’engagement constructif de toutes les forces politiques.

MC

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