La quête d’une stabilité durable dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC) et dans la région des Grands Lacs, franchit une nouvelle étape. Hier lundi 8 juin, Lomé a abrité la réunion semestrielle d’évaluation du processus de médiation de l’Union africaine (UA).
Placée sous la présidence de Faure Essozimna Gnassingbé, Président du Conseil et Médiateur de l’Union africaine, cette rencontre de haut niveau a réuni les membres du Collège des facilitateurs de l’UA, ainsi que les représentants des organisations régionales et internationales clés. Il était question d’évaluer la situation globale, passer en revue les efforts diplomatiques déployés depuis janvier, et fixer un nouveau cap stratégique.
Lors des échanges, le Médiateur de l’Ua a salué les progrès concrets accomplis depuis la précédente réunion de Lomé en janvier dernier, qui avait jeté les bases d’une plus grande cohérence et de la consolidation du processus de paix.

Le Médiateur de l’Union africaine s’est félicité de la restructuration en cours. « Nous avons franchi une étape importante depuis le mois de janvier en mettant davantage d’ordre dans l’architecture de la médiation africaine. Je suis convaincu que cette rencontre marque une avancée significative dans l’amélioration de notre action collective et dans la recherche de solutions durables à cette crise », a souligné Faure Essozimna Gnassingbé.
Cette réorganisation vise à rendre les interventions plus lisibles et mieux coordonnées sur le terrain, face à une crise humanitaire et sécuritaire complexe.
Pour transformer ces progrès en résultats concrets, la réunion d’évaluation a débouché sur l’adoption de nouvelles orientations stratégiques et de décisions à effet immédiat. L’accent est mis sur le renforcement de la coordination interne entre le Bureau du Médiateur et l’ensemble des parties prenantes.
Les grandes décisions de la rencontre de Lomé
Trois grandes décisions sont à retenir. D’abord, l’ajustement des plans de travail du panel des facilitateurs pour coller aux réalités du terrain. Ensuite, l’élaboration d’un plan d’action dans un délai strict de quinze jours. Et enfin, une synergie renforcée avec les processus de paix complémentaires déjà en cours dans la région.

Le Président du Conseil a conclu les travaux en rappelant l’obligation de pragmatisme et d’efficacité qui incombe aux leaders du continent : « Si nous ne démontrons pas quelle peut être notre utilité, en dehors d’être des pays de ce continent, nous ne parviendrons pas à des résultats ». Un appel fort à l’action et à la responsabilité partagée pour redonner espoir aux populations de la région des Grands Lacs.
JPB
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