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En matière de santé publique, les interventions de l’État togolais se distinguent de celles des autres pays de la sous-région, voire de l’Afrique entière. Leur efficacité collective dépasse toutes les attentes et leur capacité à atteindre des populations entières en un temps réduit force le respect.

Les traitements de masse à l’ivermectine sont, par exemple, déployés dans le cadre de la lutte contre les maladies tropicales négligées (MTN). Ils offrent une parfaite illustration de ce constat.

La couverture programmatique au Togo, en termes de chiffres, s’est établie à 100,5 % en 2024, avant de se situer à 95,6 % en 2025 et d’être projetée à 95,0 % en 2026.

À première vue, cette légère inflexion pourrait surprendre. Mais elle révèle, en réalité, un judicieux processus d’ajustement et de consolidation d’un dispositif déjà performant.

Une intervention au cœur des stratégies sanitaires

La couverture programmatique en ivermectine désigne la proportion de la population éligible dans une zone géographique donnée qui a effectivement reçu le traitement lors des campagnes de distribution de masse.

C’est un indicateur clé de performance pour les programmes de lutte contre les maladies tropicales négligées, notamment l’onchocercose et la filariose lymphatique. La couverture est généralement calculée en évaluant le nombre de personnes traitées par rapport à la population totale à risque définie par le programme.

Elle s’appuie souvent sur des distributeurs communautaires qui administrent le médicament au sein des villages pour assurer un accès maximal. Là où on se rend compte de l’action accomplie par le Togo, c’est qu’en résumé, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), une couverture programmatique élevée (souvent supérieure à 80 %) est essentielle pour interrompre la transmission des parasites sur le long terme. Le Togo est à 95 %, la différence est abyssale et surtout très parlante.

Forte mobilisation

Le taux de 100,5 % enregistré en 2024 est l’expression même de la capacité remarquable à dépasser la population cible estimée. Comme dans d’autres programmes de santé, ce dépassement peut s’expliquer par l’inclusion de populations non initialement comptabilisées ou par la prise en charge de personnes issues de zones voisines.

Le niveau de 95,6 % en 2025 et de 95,0 % attendu en 2026 s’inscrit dans un mouvement de stabilisation. Il demeure tout de même largement élevé et témoigne d’une continuité dans l’effort, malgré les contraintes opérationnelles inhérentes à ce type d’intervention.

Atteindre un niveau proche de 95 % dans des campagnes de masse constitue, en soi, une performance notable. Cela suppose une couverture étendue, une adhésion des populations et une capacité à atteindre des zones parfois enclavées. Les habitants sont sauvés.

La Rédaction

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