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La filière avicole togolaise confirme sa progression et son apport à l’économie nationale. La courbe est progressive et surtout rassurante. Plus grands bénéficiaires, les producteurs, les consommateurs et l’État togolais.

Après une production de 38.638.832 volailles en 2024, portée à 41.729.939 en 2025, les prévisions pour 2026 annoncent un nouveau palier avec 45.068.334 têtes attendues sur l’ensemble du territoire. C’est une logique de consolidation et d’expansion du secteur.

Facteurs de l’évolution

La hausse résulte d’une combinaison d’investissements, d’encadrement technique et d’une meilleure structuration des acteurs. L’aviculture, autrefois considérée comme une activité secondaire dans certaines zones, s’impose maintenant comme un as de la production animale, capable de répondre aux besoins alimentaires et de générer des revenus substantiels.

La répartition des prévisions pour 2026 montre la vitalité du secteur dans toutes les régions du pays. La région des Plateaux se positionne en tête avec 15.312.017 volailles attendues, suivie des Savanes avec 10.367.134 têtes.

La région centrale n’est pas en reste avec 7.012.826 volailles prévues, tandis que la région de la Kara en affiche 6.691.033. La région maritime, pour sa part, devrait atteindre 5.685.324 volailles. Chaque territoire contribue à l’effort collectif de production.

Montants énormes

Au-delà des volumes, les investissements consentis témoignent de l’importance stratégique accordée à la filière. Pour 2026, selon le ministère de l’Agriculture, de la Pêche, des Ressources animales et de la Souveraineté alimentaire, le coût global est estimé à 157,7 milliards de francs CFA. Les Plateaux devraient mobiliser à eux seuls 53,5 milliards de francs CFA, suivis des Savanes avec 36,2 milliards. La région centrale va bénéficier de 24,5 milliards, la Kara de 23,4 milliards et la région maritime de 19,8 milliards.

Cette mobilisation financière rend compte d’une idée : faire de l’aviculture un moteur de croissance agricole. Elle permet d’améliorer l’accès aux intrants, de renforcer les capacités des éleveurs, d’optimiser les conditions d’élevage et de sécuriser les productions.

Dans un secteur où les cycles sont courts mais les exigences élevées, cet accompagnement est déterminant. L’augmentation progressive de la production nationale, de 2024 à 2026, correspond à une hausse globale d’environ 16,6 % sur la période. Une performance qui révèle une montée en régime du secteur et une meilleure maîtrise des paramètres de production.

Un pas de plus vers la sécurité alimentaire

L’aviculture joue, en effet, un rôle fondamental dans la sécurité alimentaire. Elle fournit des protéines accessibles à une large partie de la population et contribue à diversifier les sources d’alimentation. L’impact ne s’arrête pas là. La filière génère des emplois, structure des chaînes de valeur et dynamise les économies locales.

Des producteurs aux commerçants, en passant par les transformateurs et les distributeurs, c’est tout un écosystème qui bénéficie de cette croissance. Les revenus générés permettent d’améliorer les conditions de vie et de renforcer la résilience des ménages.

Pour les éleveurs, cette progression est synonyme d’opportunités accrues. Produire davantage, c’est vendre plus, sécuriser ses revenus et investir dans l’amélioration de son activité pour s’occuper de soi-même et de sa famille.

La Rédaction

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