L’agriculture togolaise, pilier de l’économie nationale, fait face à de nombreux défis : dégradation des sols, variabilité climatique, dépendance aux intrants chimiques et accès limité aux financements. Face à ces enjeux, le Togo s’est doté en 2021 d’une Stratégie nationale de développement de l’agroécologie et de l’agriculture biologique (SNDAAB).
En lien avec la SNDAAB, la 1ère édition du Forum National sur l’Agroécologie et l’Agriculture Biologique (FNAAB) s’est tenue du 07 au 09 avril 2026 à Lomé sous le thème, « L’agroécologie et l’agriculture biologique comme leviers de la transformation des systèmes alimentaires ». Le FNAAB se veut une plateforme inclusive de dialogue et de mobilisation réunissant plus de centaines acteurs nationaux et internationaux, avec une place de choix réservée aux femmes, aux jeunes et aux collectivités territoriales. Organisé par la CTOP, le RÉNAAT, l’ANABIO et l’OADEL, le rendez-vous national a réuni environ 250 acteurs clés notamment des organisations paysannes institutions publiques, partenaires techniques et financiers, chercheurs, secteur privé, jeunes, femmes et médias.

A en croire Combe Selom Anani, le président du comité d’organisation, la transformation de l’agriculture togolaise n’est plus une option, mais une exigence structurelle. « La réponse que nous portons est claire : C’est de remettre l’agroécologie et l’agriculture biologique équitable au cœur des politiques agricoles. Ces approches sont, aujourd’hui, des évidences reconnues pour leur capacité à renforcer la résilience des systèmes de production, assurer une gestion durable des ressources naturelles et optimiser les coûts de production à long terme. Elles permettent, concrètement, d’améliorer la productivité de manière durable, de restaurer la fertilité des sols et de réduire la dépendance aux intrants importés », a-t-il déclaré.
Le FNAAB vise donc à renforcer l’engagement politique en faveur de l’agroécologie, valoriser les innovations et bonnes pratiques déjà développées sur le terrain, créer des synergies entre acteurs pour une meilleure coordination, identifier des mécanismes de financement adaptés et ouvrir de nouveaux débouchés pour les produits agroécologiques et biologiques.
Durant les trois jours de rencontre, des panels de haut niveau sur la gouvernance, le financement innovant et la mise à l’échelle des pratiques agroécologiques, des ateliers thématiques et tables rondes participatives ont meublé la rencontre. Les participants ont également assisté à des sessions spéciales dédiées à l’inclusion des jeunes et des femmes. « Le FNAAB n’est pas un événement comme les autres : c’est une étape décisive pour traduire en actions concrètes la Stratégie Nationale de Développement de l’Agroécologie et de l’Agriculture Biologique (SNDAAB) et faire de l’agroécologie un véritable moteur de développement durable au Togo », ont indiqué les organisateurs.

Adopté en 2021, le SNDAAB a pour vision de contribuer à une croissance économique inclusive et durable qui positionne le Togo en tant que référence engagée dans la transition agro écologique et de l’agriculture biologique. Il s’agit pour le gouvernement de soutenir la transition vers des systèmes de production et de valorisation durables et résilients, créateurs d’emplois, garantissant des meilleures conditions de vie des populations, soutenant une alimentation suffisante, nutritive adaptée aux réalités socio-culturelles et des dynamiques territoriales, et assurant la conservation et la gestion durable des ressources naturelles.
La stratégie nationale de développement des filières agro écologiques et biologiques ambitionne de donc d’ accroître les investissements privés et publics des entreprises, initiatives et programmes relevant de l’agroécologie et de l’agriculture biologiques afin de créer des emplois massifs et décents; accroître et diversifier les superficies et les spéculations ainsi que les capacités de transformation des produits issus de l’agroécologie et de l’agriculture biologique pour satisfaire le marché international garantissant une augmentation des exportations.

Il s’agit aussi d’améliorer l’offre et la consommation interne des produits agricoles issus de l’agriculture écologique et biologique, transformés ou bruts en vue de, soutenir la souveraineté alimentaire et nutritionnelle ; construire des chaines de valeurs intégrées et durables renforçant les circuits courts et orientés vers la résilience et l’amélioration des conditions de vie des différents acteurs impliqués ; optimiser la productivité et la compétitivité de l’agriculture écologique et biologique basée sur l’utilisation des pratiques, ressources et technologies locales tout en maximisant les services écologiques fournis par les agrosystèmes.
(In LE MEDIUM n°698 du 13 au 20 Avril 2026)
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