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Chaque 8 mars est célébrée dans le monde entier la journée internationale des droits des femmes. A l’occasion, le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé a témoigné toute sa proximité avec les femmes togolaises et celles sur toute la surface du globe. Particulièrement aux femmes togolaises, battantes et pleines d’initiatives. De belles créatures qui retiennent l’attention dans les priorités de gouvernance du pays. Et à tous les niveaux.

« Notre pays poursuit sa marche vers une société plus juste, fondée sur l’égalité et le respect des droits des femmes » a déclaré Faure Essozimna Gnassingbé à l’occasion de la célébration de la célébration de la journée du 8 mars 2026.

Face aux défis de notre temps, le Président du Conseil a réaffirmé la pleine mobilisation de son gouvernement à améliorer durablement la condition de la femme togolaise.  « Face aux défis de notre temps, le gouvernement reste pleinement mobilisé pour améliorer durablement la condition de la femme » s’est engagé Faure E. Gnassingbé.

Pour le Président du Conseil, chaque progrès accompli pour les femmes est un progrès pour l’ensemble de la société.

Origine de la journée du 8 mars

La Journée internationale des droits des femmes trouve son origine dans les manifestations de femmes au début du 20e siècle en Europe et aux États-Unis, réclamant l’égalité des droits, de meilleures conditions de travail et le droit de vote. Elle a été officialisée par les Nations unies en 1977.

Il faut préciser que le 8 mars est une journée de rassemblements à travers le monde et l’occasion de faire un bilan sur la situation des femmes. Traditionnellement les groupes et associations de femmes militantes préparent des événements partout dans le monde pour fêter les victoires et les acquis, faire entendre leurs revendications, améliorer la situation des femmes.

La Journée internationale des droits des femmes 2026 a pour thème « Droits. Justice. Action. Pour TOUTES les femmes et les filles ».

Droits économiques des femmes : le Togo sait s’y prendre

Aujourd’hui, le Togo confirme son ancrage parmi les nations africaines les plus engagées en faveur de l’égalité économique. Rien n’est laissé au hasard : toutes les questions sont traitées avec méticulosité pour qu’aucune femme n’ait le sentiment d’être reléguée en arrière-plan de la cause commune : celle de faire du Togo un pays fort et émergent.

Selon le rapport Women, Business and the Law 2026 publié par la World Bank, le pays se classe deuxième en Afrique en matière d’égalité des droits économiques entre hommes et femmes et occupe la première place au sein de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao). Grosse performance, que cela soit dit.

Le classement Women, Business and the Law évalue les cadres juridiques qui influencent la capacité des femmes à participer pleinement à la vie économique. Il examine notamment les droits liés à l’emploi, à la rémunération, à la parentalité, à l’entrepreneuriat, aux actifs et à la retraite. En obtenant un tel score, le Togo démontre sa volonté de valoriser la femme.

En se hissant au deuxième rang africain, le Togo montre à tous les autres pays que la modernisation juridique peut constituer un puissant moteur de développement. L’égalité des droits économiques entre hommes et femmes ne relève plus seulement d’un impératif moral, mais d’une stratégie assumée de transformation nationale.

Le Fonds national de la finance inclusive (FNFI), par exemple, a permis d’accorder plus de 117 milliards de francs CFA de crédits de 2014 à 2025, dont une grande partie est allée aux femmes entrepreneures, responsables de ménages, vulnérables, etc.

Ainsi, fort de ses 79,33 points sur 100, le pays s’impose comme un acteur majeur de la promotion des droits économiques des femmes en Afrique. Une consécration qui confirme que l’équité, lorsqu’elle est inscrite dans la loi et portée par des réformes cohérentes, devient un atout décisif pour la prospérité collective.

Les réalisations salvatrices du Fonds national de la finance inclusive en 2025

Le FNFI est plus que jamais devenu un transformateur de la société et du niveau de vie des habitants. Pensé pour démocratiser l’accès aux services financiers et briser le cercle vicieux de l’exclusion bancaire, le mécanisme confirme sa vocation première : offrir aux couches les plus vulnérables les moyens de leur autonomie.

Depuis sa création, le Fonds national de la finance inclusive a ouvert la voie à des milliers de bénéficiaires longtemps tenus à l’écart des circuits classiques de crédit. En 2025, cette dynamique s’est consolidée avec l’intensification des financements accordés aux femmes, aux jeunes entrepreneurs, aux artisans et aux petits producteurs.

Une attention particulière est accordée à l’inclusion des femmes. Majoritaires parmi les bénéficiaires, elles ont su transformer les financements reçus en véritables opportunités de croissance. Commerce de détail, transformation agroalimentaire, élevage, couture ou restauration : autant de secteurs où l’appui du FNFI a contribué à renforcer la résilience des ménages et à améliorer les conditions de vie.

Selon un bilan présenté par le ministère du Développement à la base et de l’Économie sociale et solidaire, de 2014 à 2025, le FNFI a octroyé plus de 1,94 million de crédits à travers les systèmes financiers décentralisés et les établissements bancaires.

Action sociale : priorité aux droits des femmes

Le ministère dédié à l’action sociale est l’un des départements les plus engagés du gouvernement. Il est résolument tourné vers l’inclusion et la justice sociale. Ses actions, telles que mises en œuvre, confirment que la protection et la promotion des droits des femmes et des groupes vulnérables constituent un axe primordial pour les officiels.

Les besoins différenciés des populations sont pris en compte par ce bras gouvernemental, qui œuvre à corriger les inégalités persistantes, à renforcer l’autonomisation des femmes et à garantir un accès équitable aux services sociaux. Cette approche permet d’orienter les ressources vers des programmes à fort impact social.

Les ressources mobilisées soutiennent des initiatives d’accompagnement des femmes en situation de vulnérabilité, de lutte contre les violences basées sur le genre et de promotion des droits sociaux. Elles appuient également des actions de formation, d’insertion économique et de protection des personnes exposées à l’exclusion.

La part du budget 2024 consacrée à l’égalité et à l’équité de genre dans les ministères du gouvernement est particulièrement significative. Cela montre que le pays accorde une attention soutenue au bien-être des bénéficiaires des actions publiques, dans l’ambition présidentielle de ne laisser personne pour compte dans le processus de développement.

En 2024, au ministère de l’Action sociale, de la Promotion de la femme et de l’Alphabétisation, le budget total s’élevait à environ 4 milliards de francs CFA.

Ce département, désormais appelé ministère des Solidarités, du Genre, de la Famille et de la Protection de l’Enfance, a consacré 1,06 milliard de francs CFA aux dépenses sensibles au genre, soit 27,76 % du budget global.

Ce choix politique constitue également un catalyseur de transformation. Il favorise l’autonomie économique des bénéficiaires, soutient la résilience des familles et participe à la réduction des disparités sociales. En investissant dans le potentiel des femmes et des personnes vulnérables, l’État stimule un développement plus équilibré et durable.

La promotion du genre prise en compte dans la fonction publique

Les dépenses consacrées au genre au sein de la fonction publique ne souffrent d’aucune contestation. Dans la gouvernance administrative, elles sont priorisées, démontrant la volonté gouvernementale claire d’inscrire l’égalité professionnelle et l’inclusion au cœur de la gestion des ressources humaines de l’État.

La budgétisation sensible au genre, qui consiste à analyser, planifier et exécuter les dépenses publiques en tenant compte de leurs effets différenciés sur les femmes et les hommes, est une dimension prise en considération au Togo. En consacrant une proportion substantielle de leurs ressources à cette orientation, les ministères affirment que la performance de l’administration passe par l’équité.

Au ministère de la Fonction publique, par exemple, les ressources soutiennent des programmes de renforcement des capacités des femmes cadres, des formations en leadership, ainsi que des initiatives visant à favoriser l’accès équitable aux postes de responsabilité. Elles appuient également des mécanismes de prévention et de gestion des discriminations, tout en promouvant un environnement de travail respectueux et inclusif, sans oublier la valorisation des candidatures féminines dans les concours nationaux de recrutement.

Par rappel, s’agissant de la part du budget 2024 consacrée à l’égalité et à l’équité de genre, le ministère de la Fonction publique, du Travail et du Dialogue social revendique plus d’un milliard de francs CFA utilisé pour cette cause. Le budget total 2024 de ce ministère, dont la dénomination a été quelque peu revue à la suite du remaniement ministériel de 2025, est de 5,6 milliards de francs CFA. Tout calcul fait, le pourcentage du budget consacré aux dépenses sensibles au genre est donc de 21,14 %.

Dans une démarche soutenue de modernisation de la fonction publique, l’investissement dans le genre contribue à moderniser la fonction publique. Une administration qui valorise la diversité des talents gagne en efficacité, en créativité et en légitimité. En offrant des opportunités égales d’évolution professionnelle, l’État consolide la motivation de ses agents et améliore la qualité du service rendu aux citoyens.

L’intégration de la perspective genre envoie ainsi un signal fort, celui d’une administration davantage représentative des femmes.

La liberté de mouvement des femmes togolaises, entre acquis juridiques et défis d’effectivité

Au Togo, la liberté de mouvement est l’une des pierres de la fondation de l’autonomie économique et sociale. Dans une évaluation récente, il est accordé au Togo la note de 75 sur 100 en droit et de 68,75 sur 100 en effectivité réelle dans le domaine de la mobilité des femmes. Il s’agit en réalité de scores qui traduisent des avancées substantielles tout en révélant des marges de progression.

Dans une région où l’autorisation maritale demeure encore, dans certains contextes, une réalité de fait, cette orientation normative marque une différence notable. Elle signifie que la capacité d’une femme à se déplacer, à entreprendre un voyage ou à fixer son domicile ne dépend pas formellement d’un consentement conjugal. Ce socle juridique constitue un levier puissant pour l’émancipation et l’activité économique.

Pour le Togo, les scores du rapport Women, Business and the Law 2026 traduisent une dynamique positive. Ils signalent un engagement réel en faveur de l’autonomie féminine dans un environnement régional où les contraintes demeurent parfois plus marquées. La liberté de mouvement n’est pas seulement une question de principe : elle conditionne l’accès à l’emploi, à l’entrepreneuriat, à l’éducation et aux opportunités économiques.

Ainsi, le Togo se situe à un carrefour décisif : celui où les acquis normatifs doivent se muer en réalités tangibles. La trajectoire engagée, saluée par le rapport Women, Business and the Law 2026, ouvre la voie à une société plus équitable, où la mobilité des femmes ne relève plus d’une concession, mais d’un droit pleinement exercé.

Crédo TETTEH (In LE MEDIUM N°693 du 10 au 16 Mars 2026)

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