Pour un Togo plus productif, plus équilibré et plus résilient, les autorités togolaises, avec l’appui de ses partenaires techniques et financiers, dont l’UNICEF, ne cessent de multiplier des initiatives mettant la petite enfance au cœur des actions prioritaires. Plusieurs actions ont été menées et d’autres ont encore en cours, afin de porter une attention particulière à cette frange, sans défense, de la population togolaise. Mais la portée de ces actions reste insuffisante ou même pas estimée à sa juste valeur. D’où l’implication des acteurs des médias pour intensifier la sensibilisation…
« Investir dans la petite enfance (les 2.000 premiers jours d’un enfant, ndlr), c’est bâtir les fondations d’une société prospère. Chaque enfant, qui bénéficie d’un environnement sûr et stimulant dès ses premières années, devient un citoyen capable de relever les défis de demain », tel est la vision portée par les autorités togolaises. Ce message a fait l’objet d’un café de presse organisé, le 19 février dernier à Lomé, par le ministère de la Planification et du développement, en collaboration avec l’UNICEF.

Selon le Représentant Adjoint de l’UNICEF au Togo, Xavier Sire, « les 2.000 premiers jours de la vie d’un enfant représente une période déterminante pour tout être humain ». « (…) La petite enfance, qui va de 0 à 5 ans (…) est une thématique CRO sectorielle. Et quand on voit les dépenses de l’Etat a engagé dans la petite enfance, à travers les ministères de la santé, de l’éducation, de l’affaires sociale, du développement à la base, … énormément d’argent est investi, ceci dans un contexte où les ressources financières sont limitées (…) il est important de se focaliser sur des politiques CRO sectorielle à fort impact, avec un fort retour sur investissement », a-t-il expliqué.
Et les médias, tous comme les autres acteurs de la chaîne, ont un grand rôle à jouer, « notamment en invitant cette question dans les débats publics, afin que les enfants, bien appuyé et suivi, puisent contribuer au développement du pays à long terme », note le Représentant Adjoint de l’UNICEF.

Loin d’être aperçue comme une simple dépense sociale, investir dans la petite enfance est un levier à fort impact économique, puisque « chaque franc investi dans la petite enfance produit un effet multiplicateur exceptionnel, avec un retour estimé entre 6 et 13 fois l’investissement initial », a-t-il conclu.
Notons que pour le Représentant du point focal Communication à la DGMAP – Direction Générale de la Mobilisation de l’Aide et du Partenariat, Fabrice Akouétéy, cette rencontre stratégique avec les médias se veut un puissant levier pour accélérer la transformation structurelle du pays.
Tout en égrenant les initiatives concrètes en faveur de la petite enfance, l’officiel a levé un coin de voile sur le projet de crèches dans les marchés du Togo. Un projet, dont la mise en œuvre est portée par des partenaires dont l’UNICEF, qui se veut de proposer un modèle structuré et sécurisé, offrant aux enfants un environnement propice à l’apprentissage, à la santé, à la nutrition, à la stimulation précoce et à la protection, et aux mamans le meilleur moyen de se consacrer pleinement à leurs activités.

Pour rappel, au Togo, plus de 80% de la population active travaille dans l’économie informelle, une majorité étant des femmes commerçantes. Ainsi, faute d’alternative de garde accessible, ces femmes emmènent leurs enfants sur les lieux de travail, exposants ces derniers aux risques multiples. Ce projet de crèches communautaires intégrées vient ainsi à point nommé, et se veut une réponse structurante, qui résoud efficacement ce problème socio-économique majeur.
JPB
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