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Malgré l’accord de paix signé fin 2025 entre la RDC et le Rwanda à l’initiative du président américain Donald Trump, processus dans lequel le Président du Conseil Faure Gnassingbé s’est impliqué personnellement, les hostilités se poursuivent sur le terrain avec les affrontements entre l’armée congolaise et les milices du M23. La situation sécuritaire dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) se détériore rapidement avec l’afflux massif des réfugiés dans les pays voisins.  « Afin de tenter de ramener une paix véritable en RDC, un sommet de haut niveau est prévu à Lomé le 17 janvier », apprend-on de source officielle.

On explique que le sommet de Lomé vise plusieurs objectifs : renforcer la confiance entre les parties, harmoniser la mise en œuvre des accords de paix et consolider la coopération africaine et internationale sur ce dossier. Une fois encore, le Togo sera la terre de discussions pour une véritable paix dans les grands Lacs. « Le choix de Lomé comme lieu de cette rencontre confirme le rôle de médiateur que joue le Togo dans ce conflit qui déstabilise la région des Grands Lacs », relève-t-on.

Il est à rappeler que c’est le 05 avril 2025, que le Président du Conseil Faure Essozimna Gnassingbé a été désigné par l’Union africaine en qualité de Médiateur dans la crise entre la République Démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda, conformément au mandat de l’Union africaine de promouvoir la paix, la sécurité et la stabilité sur le continent.

C’est dans ce cadre qu’il a conjointement présidé avec le Président Emmanuel Macron, le 30 octobre 2025 à Paris, une importante rencontre destinée à rallier un soutien accru en faveur de la paix et de la prospérité dans la région des Grands Lacs, confrontée à une crise humanitaire d’ampleur.

Il faut dire qu’aussitôt désigné médiateur, Faure Gnassingbé s’est rendu le 16 avril 2025 à Luanda en Angola dans le cadre de sa première mission diplomatique. Faure Gnassingbé a ensuite enchainé avec des rencontres des dirigeants la République Démocratique du Congo, du Rwanda, de l’Ouganda et du Burundi. Ces consultations ont abouti à la tenue le 17 mai 2025 à Lomé, de la première réunion avec les membres du panel de facilitateurs composé des anciens chefs d’État Olusegun Obasanjo du Nigeria, Uhuru Kenyatta du Kenya, Mokgweetsi Masisi du Botswana, Sahle-Work Zewde d’Éthiopie et Catherine Samba Panza de la Centrafrique.

L’envoyé spécial du Secrétaire général des Nations unies pour la région des Grands Lacs, le Représentant spécial de l’Union européenne pour la région des Grands Lacs ont également eu des entretiens avec Faure Gnassingbé sur le sujet brulant de la recherche de la paix dans les grands Lacs. « L’ambition affichée par le Togo est claire : contribuer à bâtir un cadre de dialogue sincère, inclusif et constructif, à même de favoriser une réconciliation durable entre Kigali et Kinshasa », relève-t-on.

Le conflit entre la RDC et le Rwanda, alimenté par les activités du M23, représente une menace pour la stabilité de toute la région. La multiplication des initiatives diplomatiques, avec l’implication conjuguée des États-Unis, de l’Union africaine et de pays médiateurs comme le Togo et le Qatar, témoigne de l’urgence de trouver une solution durable. Plusieurs accords préliminaires et engagements de coopération ont été signés mais peinent à être respecter.

En terre togolaise, Faure Gnassingb essayera d’amener les parties au conflit à mettre en œuvre les décisions prises conjointement pour le retour à une paix durable dans les grands lacs en général et dans l’Est de la RDC en particulier.

(In LE MEDIUM 685 du 13 au 19 Janvier 2026)

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