0 4 minutes 1 an

Le 38ème sommet de l’Union africaine (UA) réuni, les 15 et 16 février prochain dans la capitale éthiopienne, Addis-Abeba, les chefs d’État et de Gouvernement des 54 États membres de l’Union. En prélude à cette rencontre de haut niveau, s’est tenu les 12 et 13 février, la 46e session ordinaire du Conseil exécutif de l’UA. A cette rencontre où d’importantes décisions devraient se prendre, un fait inhabituel a retenu l’attention de plus d’un.

Alors que la capitale éthiopienne s’apprête à accueillir le 38ème session ordinaire de l’Assemblée de l’Union africaine, rencontre au cours de laquelle l’institution panafricaine va renouveler ses instances clés, à savoir : la Présidence de la Commission, la vice-présidence, et les Commissaires de la Commission. En prélude à cette rencontre ‘’élective’’ où les votes seront décisifs, une réunion préparatoire de 48h, s’est ouverte 12 février dernier à Addis-Abeba.

Parmi les enjeux, la désignation du successeur du Tchadien, Moussa Faki Mahamat, mais aussi à la poste de vice-présidence, dans un contexte, africain et mondial, marqué par résurgence des conflits armés, au manque de financements et des querelles de leaderships.

Face aux défis et les enjeux qui sont de taille, certaines délégations font feu de tout bois pour faire pencher, en leur faveur, la balance électorale, quitte à faire recours à des méthodes peu orthodoxe.

En effet, l’Algérie, candidate à la Vice-présidence de l’Institution panafricaine, après son échec cuisant à obtenir un siège au Conseil Paix et Sécurité de l’UA, ne veut surtout pas revivre la même humiliation.

C’est dans ce contexte que depuis l’arrivée de la délégation du président algérien à Addis-Abeba, un fait inédit a été observé. Ne faisant pas foi en son action diplomatique, la délégation algérienne aurait renoué avec sa politique de la ‘’valise’’ et d’achat de voix. C’est ainsi que des mallettes circuleraient dans les couloirs des hôtels de la capitale éthiopienne, ceci aux fins de détourner le scrutin, qui semble leur échapper, indiquent des sources concordantes.

Pour ne pas connaître la même désillusion qu’au Conseil Paix et Sécurité de l’institution panafricaine, l’Algérie aurait ainsi fait appel à son arsenal armé d’espèces sonnantes et trébuchantes, comme seuls arguments valables. Ceci au mépris des jeux diplomatiques et de partenariat gagnant-gagnant qui devraient prévaloir.

Cette attitude de la délégation algérien, peint en noir l’institution panafricaine, qui est à un tournant décisif, celui de la réforme institutionnelle, de l’atteinte des objectifs de développement du continent, ou encore de la mise en œuvre de la zone de libre-échange continentale africaine.

MC

@macite.tg        

E-mail : maciteinfo@gmail.com; bawela1@gmail.com

Pour vos annonces, (publi)reportages, etc., joignez-nous au (00228)91515309/79872224 www.macite.tg, L’information, la bonne !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *