Après la rencontre stratégique du mois de décembre 2025 entre le ministre des finances et du budget et les opérateurs économiques de la capitale Lomé qui a porté sur les mesures à mettre en œuvre pour une meilleure collecte des recettes fiscales, cap a été mis sur la région de la Kara. Il a été question de la construction d’une relation de confiance entre l’administration fiscale et les entreprises de la région de la Kara.
La rencontre qui intervient presqu’une année après l’installation du Comité Régional de Concertation de la Kara, sert aussi de lancement des activités de la structure. Le comité régional a pour mission principale d’animer le dialogue public-privé dans le ressort territorial de la région de la Kara. A ce titre, il est notamment chargé d’examiner et de veiller à la prise en charge des préoccupations des acteurs économiques locaux.

Le ministre de l’économie et des finances Essowè Barcola qui a présidé la rencontre a indiqué la tenue de cette réunion témoigne de la volonté du gouvernement d’instaurer un dialogue permanent, un dialogue inclusif et un dialogue constructif avec le secteur privé sur l’ensemble du territoire national. « Comme vous le savez, la confiance constitue le socle de toute politique fiscale efficace. Sans la confiance, il ne peut y avoir ni civisme fiscal durable, ni mobilisation optimale des ressources indispensables au financement du développement. C’est pourquoi je tiens à rassurer les opérateurs économiques de la région de la Kara, comme je l’ai déjà fait à Lomé, l’État sera le garant d’un impôt juste. Le garant d’un impôt équitable et le garant d’un recouvrement fiscal transparent », a-t-il déclaré.
L’autorité a informé que le gouvernement a engagé une troisième génération de réformes de la gouvernance fiscale. Ce vaste chantier, hautement structurant, vise à renforcer la culture de l’intégrité et du contrôle, à accélérer la digitalisation de la collecte, à introduire la facture électronique, et à élargir l’assiette fiscale.
Selon elle, ces réformes permettront de réduire significativement les interactions humaines dans le processus de collecte de l’emploi, limitant ainsi les risques de friction et les risques de corruption. « Ces réformes contribueront également à améliorer la reddition des comptes et à renforcer la fiabilité des données fiscales. L’objectif final est clair, élargir la base imposable, lutter plus efficacement contre la fraude et l’évasion fiscale et optimiser la mobilisation des ressources publiques grâce à une meilleure traçabilité des opérations commerciales », a-t-il ajouté.
Le ministre Essowè Georges BARCOLA a bien rappelé aux opérateurs économiques, l’acte posé il y a un an au même endroit : « il y a exactement un an, presque jour pour jour, dans cette même salle du palais des congrès de Kara, nous posions les premiers jalons du comité régional de concertation de la Kara. La région de la Kara a ainsi constitué la première étape d’une stratégie de territorialisation du dialogue public-privé appelée à s’étendre progressivement à l’ensemble des pôles économiques régionaux du Togo. Cette initiative vise à décliner à l’échelle régionale l’architecture nationale du dialogue public-privé et à favoriser une meilleure appropriation des réformes et politiques publiques par les acteurs locaux.

Les opérateurs économiques de la région de la Kara ont exprimé leur volonté de construire ensemble une culture de dialogue fondée sur le dialogue et la transparence. Ils ont évoqué plusieurs préoccupations majeures, notamment les difficultés liées à la digitalisation, caractérisées par la lenteur et la saturation des plateformes de l’OTR, le manque d’information sur les nouvelles solutions numériques comme DIMANA, ainsi que la faible maîtrise des outils digitaux par de nombreux opérateurs. Ils ont demandé une amélioration technique des systèmes et une prorogation des délais en cas de dysfonctionnements. Les participants ont recommandé le renforcement de la formation des agents de l’OTR en matière d’accueil et de communication, le maintien d’un dialogue permanent entre l’État et le secteur privé, et l’adaptation de certaines règles fiscales aux réalités des petits opérateurs économiques.
(In LE MEDIUM n°688 du 03 au 09 Février 2026)
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