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Conformément aux dispositions de la Constitution et du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, le Président de l’Assemblée nationale, le Professeur Komi Selom Klassou, a procédé, hier mardi 6 octobre 2026, au siège de la Représentation nationale, à l’ouverture solennelle de la deuxième session ordinaire de l’année.

La cérémonie s’est déroulée en présence du Président du Sénat, Monsieur Barry Moussa Barqué, du ministre des Relations avec le Parlement et les Institutions, Gilbert Bawara, des membres du gouvernement, des présidents des institutions, des officiers supérieurs des Forces armées togolaises ainsi que de plusieurs invités.

Dans son discours d’ouverture, le Président de l’Assemblée nationale a souhaité une rentrée parlementaire heureuse et féconde aux députés, avant de rappeler la portée de leur mandat et la responsabilité qui leur incombe au service de la nation.

Revenant sur les travaux de la première session ordinaire et de la deuxième session extraordinaire de l’année, Professeur Komi Selom Klassou a souligné que l’Assemblée nationale a pleinement exercé ses missions. La première session ordinaire a permis l’examen de huit textes législatifs, tandis que onze textes de loi ont été examinés au cours de la deuxième session extraordinaire.

Ces travaux ont notamment porté sur la protection des droits des personnes handicapées, la préservation de l’environnement et le renforcement de la sécurité collective, à travers des textes relatifs aux pollutions maritimes, aux dommages causés par les hydrocarbures, à la sûreté nucléaire, aux déchets radioactifs, à la biodiversité marine et aux aires naturelles.

La Représentation nationale a également contribué à la modernisation de l’économie et à la sécurisation des échanges à travers le renforcement des juridictions commerciales et l’adhésion à la Convention supprimant l’exigence de légalisation des actes publics étrangers.

Une session consacrée à l’examen du budget 2027

La deuxième session ordinaire de l’année 2026 sera principalement consacrée à l’étude du projet de loi de finances, exercice 2027. À l’ouverture de cette session budgétaire, 16 projets de loi se trouvent à différents stades de leur examen. Quatre disposent déjà de rapports et peuvent être soumis à l’examen de la plénière, quatre autres sont encore à l’étude en commission et deux projets récemment déposés restent à affecter. Plusieurs autres textes nécessitent par ailleurs des clarifications ou une coordination avec le gouvernement.

Plusieurs questions orales et écrites attendent également sur le bureau du Président de l’Assemblée nationale. Face à cet agenda, Professeur Komi Selom Klassou a appelé à une mobilisation collective et à une organisation diligente des travaux afin d’assurer un examen régulier des dossiers soumis aux commissions et à la plénière.

« Cette deuxième session dite budgétaire donne à notre mandat une expression particulièrement exigeante. Autoriser les ressources financières publiques et en examiner ses affectations, c’est apprécier les moyens que la République entend consacrer à ses engagements. C’est aussi veiller à l’équilibre entre les besoins immédiats de la population et les investissements sans compromettre demain. », a déclaré le Président de l’Assemblée nationale.

Il a insisté sur la nécessité d’un examen rigoureux des prévisions et des arbitrages budgétaires, mais également sur la capacité des administrations à assurer l’exécution effective des politiques publiques. Pour le Président de la première chambre du Parlement, chaque crédit voté doit pouvoir être justifié par les résultats obtenus, donnant ainsi toute sa portée au contrôle parlementaire.

Le Parlement appelé à mieux répondre aux défis contemporains

Au-delà de l’examen du budget, le Président de l’Assemblée nationale a invité les députés à prendre en compte les transformations que traversent le monde et leurs effets sur la vie des populations. Les mutations de l’économie, les enjeux environnementaux, les aspirations de la jeunesse, les évolutions technologiques, les menaces sécuritaires et les recompositions de l’ordre international constituent, selon lui, autant de défis auxquels le Parlement doit être attentif.

Dans cette perspective, trois orientations ont été dégagées : renforcer l’ouverture du Parlement au monde à travers la diplomatie parlementaire, donner aux députés les moyens de mieux comprendre les bouleversements contemporains et poursuivre la modernisation de l’administration parlementaire.

« Nous poursuivrons donc les actions de formation, d’information et de renforcement des compétences, afin que le député dispose des instruments nécessaires pour décrypter les crises, anticiper leurs conséquences et éclairer les choix de la nation. Moderniser le Parlement, c’est enfin perfectionner sans relâche l’administration de notre Chambre. Nous continuerons à renforcer les compétences de nos collaborateurs, à moderniser nos procédures, à développer les outils numériques et à consolider la culture de performance au sein de nos services. », a insisté le Président de la Représentation nationale.

Évoquant la diplomatie parlementaire, Professeur Komi Selom Klassou a par ailleurs annoncé la tenue prochaine à Lomé de la 86e session du Comité exécutif et de la 48e Conférence des Présidents de l’Union Parlementaire Africaine (UPA), du 9 au 14 novembre 2026.

En ouvrant solennellement cette deuxième session ordinaire, le Président de l’Assemblée nationale a ainsi donné le coup d’envoi de trois mois de travaux parlementaires. Une session au cours de laquelle la Représentation nationale devra notamment examiner le projet de budget 2027, poursuivre l’examen des textes inscrits à son agenda et renforcer son action législative et de contrôle au service de la nation.

(Cellule Com AN)

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