0 6 minutes 1 heure

Malgré un contexte mondial instable, l’économie de l’Afrique subsaharienne fait preuve d’une résilience remarquable. Selon le dernier rapport semestriel de la Banque mondiale, la région s’apprête à accélérer sa croissance, tout en faisant face à un défi stratégique : transformer cette dynamique en emplois durables grâce au numérique et à l’intelligence artificielle.

Une reprise économique résiliente malgré les vents contraires

L’économie de l’Afrique subsaharienne continue de surprendre par sa capacité d’adaptation. Confrontée à des chocs climatiques, des tensions géopolitiques, des pressions budgétaires et la baisse des aides internationales au développement, la région parvient néanmoins à redresser la barre.

Selon les dernières prévisions du Groupe de la Banque mondiale, la croissance en 2026 est de 4,3 % contre 4,1 %, une année plus tôt, soit une révision à la hausse de 0,3 point par rapport aux prévisions d’avril.

Cette dynamique positive repose sur une stabilité macroéconomique renforcée, un regain de la demande intérieure ainsi que des investissements stratégiques tournés vers la transition énergétique et les technologies numériques. Les prévisions de croissance ont d’ailleurs été revues à la hausse pour près des trois quarts des pays de la région, avec en tête des moteurs économiques comme l’Angola, l’Éthiopie, le Nigéria et la Zambie.

Défis budgétaires, inflation et risques majeurs,… quand la prudence reste de mise

Si les voyants sont au vert pour l’activité globale, la situation ne reste pas sans risques. La croissance actuelle demeure insuffisante pour éradiquer l’extrême pauvreté et absorber la main-d’œuvre en forte expansion.

Plusieurs facteurs pèsent encore sur la trajectoire économique. On peut citer en prime, le regain d’inflation. Le taux d’inflation médian devrait remonter de 3,7 % en 2025 à 5,5 % en 2026, poussé par la hausse des prix mondiaux de l’énergie, des engrais et des denrées alimentaires.

Le fardeau de la dette est également un second facteur non négligeable. Bien que stabilisée autour de 57 % du PIB, la dette publique absorbe une part trop importante des revenus nationaux via le service de la dette, restreignant l’investissement dans la santé, l’éducation et les infrastructures basiques.

En tertio, les incertitudes mondiales, notamment les conflits régionaux, celui actuellement en cours au Moyen-Orient, la volatilité des politiques commerciales et les risques climatiques (comme les effets potentiels du phénomène El Niño) continuent de menacer la stabilité de la région.

Face au recul des aides internationales, les États sont désormais contraints de renforcer la mobilisation de leurs ressources intérieures et de développer les marchés de capitaux locaux.

L’Intelligence Artificielle comme levier clé pour l’emploi de demain

Pour transformer ces chiffres de croissance en une réelle amélioration du niveau de vie, la Banque mondiale insiste sur un pilier d’avenir : l’intégration de l’Intelligence Artificielle (IA).

« En investissant dans les fondations d’une économie prête pour l’IA, les pays africains peuvent libérer des gains de productivité, stimuler l’innovation et accélérer la transformation structurelle nécessaire pour améliorer les niveaux de vie et réduire la pauvreté. », a expliquéAndrew Dabalen, économiste en chef de la Banque mondiale pour la Région Afrique.

Actuellement concentrée dans quelques hubs comme le Kenya, le Nigéria et l’Afrique du Sud, l’adoption de l’IA en Afrique subsaharienne n’en est qu’à ses débuts. Pourtant, le plus fort potentiel de la région ne réside pas dans des modèles de pointe énergivores, mais dans des applications locales, légères et abordables.

Au-delà des prévisions, les gouvernants devront s’armer pour investir davantage dans des secteurs à fort impact social, notamment l’agriculture en optimisant les rendements et prévention des risques météorologiques à faible bande passante ; la santé et l’éducation via un diagnostics à distance et accès personnalisé à l’apprentissage ; les finance & logistique :à travers l’inclusion financière via le mobile banking et optimisation des réseaux de distribution ; et les services publics par la digitalisation et efficacité de l’administration.

Il faudrait également convertir le potentiel de l’IA en emplois pour la jeunesse africaine exige la mise en place de conditions préalables solides, notamment des infrastructures de base pour garantir un approvisionnement électrique fiable et étendre une connectivité Internet abordable ; renforcer le capital humain dans l’optique de développer massivement les compétences numériques et former la jeunesse aux métiers du futur ; une coopération régionale solide en s’appuyant sur la Stratégie continentale sur l’IA de l’Union africaine et les opportunités de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) pour déployer ces technologies à grande échelle…

La Rédaction

@macite.tg        

E-mail : maciteinfo@gmail.com; bawela1@gmail.com

Pour vos annonces, publi-reportages, etc., joignez-nous au (00228)91515309/79872224

www.macite.tg, L’information, la bonne !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *