Le Royaume du Maroc a été frappé, le 8 septembre dernier, par un violent séisme de magnitude 6,8. Le décombre macabre fait état de 2.862 morts et environ 6 000 blessés. Face à cette catastrophe naturelle imprévisible qui a touché essentiellement la zone rurale des montagnes du Haut Atlas, provoquant des glissements de terrain, des effondrements et endommageant de nombreux chemins, les secours initiés conformément aux Hautes Instructions Royales, ont permis, notamment au Msf (Médecin sans frontières), les bénévoles, les travailleurs de santé de porter un soutien aux populations touchées mais aussi d’assurer une liaison avec les villages isolés et ruraux.
Au lendemain de la catastrophe naturelle, la réponde simultanée des autorités marocaines, des partenaires bilatéraux et du vaillant peuple marocain, ne s’est pas faite attendre. Des équipes ont été déployées d’urgence sur le terrain « pour évaluer la situation humanitaire et médicale dans les zones les plus touchées, dans les provinces d’Al Haouz, Taroudant et Chichaoua ».

Les plans d’intervention d’urgence du ministère marocain de la Santé, de l’armée et de la protection civile ont permis d’ériger des postes médicaux avancés, des hôpitaux de campagne dotés de capacité de transfert, dans l’optique d’assurer des réponses médicale et humanitaire d’urgence, ceci dans des délais restreints.
« Nous avons vu des villages entiers détruits, des routes s’effondrer et l’électricité coupée, explique Fouzia Bara, infirmière MSF qui faisait partie des premières équipes MSF au Maroc. », témoigne sexagénaire qui a requis l’anonymat.
Mais la réaction des autorités marocaines, soutenues par certains partenaires stratégiques, fut aussi spectaculaire. Les plans d’urgence mis en place ont permis de « dégager les populations des décombres, à soigner les blessés, à utiliser des hélicoptères pour transporter les blessés des zones les plus reculées et à distribuer de la nourriture et d’autres matériels aux personnes touchées ».
Les dons ciblés, notamment de Msf, répondant à des besoins spécifiques exprimés à l’époque par des centres de santé ou des hôpitaux (du matériel médical et des médicaments), ont été coordonnés avec les autorités du Royaume, et ont permis de soulager les personnes durement touchées par la catastrophe. Celles nécessitant d’urgence d’un soutien psychologique, ont été pris en charge par des équipes de spécialistes.

Sur le terrain, les besoins sont diversifiés, notent les secouristes. « Nous fournirons des activités de santé mentale et un soutien psychologique de premiers secours aux organisations locales et aux personnes touchées ainsi qu’aux travailleurs de première ligne, principalement à travers les réseaux de psychologues, travailleurs sociaux, promoteurs de santé et autres bénévoles marocains », a expliqué Fouzia Bara, une infirmière franco-marocaine qui a déjà une expérience en matière de premiers secours psychologiques.
Notons que le Msf a travaillé aux côtés des équipes médicales et paramédicales du ministère marocain de la Santé. Ses activités sur le terrain ont consisté, notamment à des « campagnes de promotion de la santé et de santé mentale et à former et soutenir des groupes locaux aux premiers secours psychologiques ».
MC
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