Le coup d’Etat intervenu au Niger le 26 juillet dernier est mal digéré par la majorité des leaders ouest-africains réunis au sein de la Cedeao. D’ailleurs, l’organisation sous régionale a condamné ce putsch et exigé des autorités militaires à Niamey le retour à l’ordre constitutionnel. La menace d’une intervention militaire qui planait comme une épée de Damoclès sur la junte, semble de plus en plus incertaine. Plus d’une fois, la Cedeao a tenté de prendre langue avec le nouveau pouvoir de Niamey, mais celui-ci se montre intransigeant et refuse d’accueillir la délégation de la Cedeao au motif de « ne pas pouvoir assurer sa sécurité ».
La crise nigérienne née du coup d’Etat du 26 juillet dernier préoccupe sérieusement la Cedeao qui entend par tous les moyens rétablir l’ordre constitutionnel à Niamey. En face, le pouvoir militaire ne lâche pas prise et s’installe d’ailleurs avec au passage la nomination d’un Premier ministre, Mahamane Lamine Zeine, et d’un gouvernement de transition.

Alors que l’ultimatum de la Cedeao a expiré depuis quelques jours et que les États-majors des pays membres de la Cedeao ont déjà planifié le « jour J », l’option d’une intervention militaire pour remettre en selle le président « otage » Mohamed Bazoum, semble de plus en plus improbable. Et pour cause, l’option du règlement de la crise nigérienne par le dialogue, est de plus en plus envisagée, forçant la main aux va-t-en-guerre qui ont du coup changé de posture.
Adepte de la non-violence, le président togolais, Faure Gnassingbé, aux premières heures de cette crise, a associé sa voix à celles qui prônaient le dialogue. Tout comme dans d’autres dossiers chauds de la sous-région, notamment la crise entre Bamako et Abidjan au sujet des militaires ivoiriens, et le conflit soudanais (récemment), le numéro togolais a mis à contribution sa diplomatie afin que les deux parties mettent un peu d’eau dans leur vin. Et ces actions portent déjà des fruits.
Au soir de la réunion des États-majors à Accra le samedi 19 août dernier, une délégation de l’institution sous régionale a été accueillie à Niamey. Menée par l’ancien président nigérian, Abdulsalami Abubakar, la délégation a été accueillie par le Premier ministre Mahamane Lamine Zeine, et a d’ailleurs pu rencontrer le président déchu Mohamed Bazoum.

Ce premier contact entre la Cedeao et le nouveau pouvoir de Niamey, a eu le mérite de faire baisser d’un cran la tension qui était à son comble. Et ceci, il faut le mettre à l’actif du président togolais qui s’est fait discret sur ce dossier qui aurait pu imploser, créant un autre front sur le continent. Loin de parler le même langage, les deux camps sont désormais établi un contact. Une autre rencontre est d’ailleurs au programme entre la junte et l’ancien président Mahamadou Issoufou.
La Rédaction
@macite.tg
E-mail : maciteinfo@gmail.com; bawela1@gmail.com
Pour vos annonces, (publi)reportages, etc., joignez nous au (00228)91515309/79872224 www.macite.tg, L’information, la bonne !
