1.023.270, c’est le nombre estimé de personnes en situation de handicap plus ou moins sévère recensées au Togo, selon les données officielles. Derrière ce chiffre, il y a autant de parcours de vie, de capacités à révéler, de projets à accompagner et de potentiels, qui ne demandent qu’à trouver leur place dans la société.
Face à cette réalité, les politiques publiques ne peuvent se limiter à la compassion ou à l’assistance. Elles doivent créer les conditions de l’autonomie, de la formation et de l’insertion professionnelle et les autorités l’ont compris.
Dans cette perspective, plusieurs actions ont été engagées pour faire de l’inclusion des personnes handicapées une composante à part entière du développement national.

Tendre la main à tout le monde
Une société ne se mesure pas uniquement à la vigueur de sa croissance ou au volume de ses investissements. Elle se juge aussi à sa capacité à faire une place à ceux dont le parcours est semé de contraintes supplémentaires.
L’une des orientations majeures des actions engagées concerne l’autonomie. Pouvoir se déplacer, accéder aux services, apprendre un métier, exercer une activité et disposer de revenus contribue à sortir d’une logique de dépendance.
La formation est l’autre passeport vers l’activité, sans oublier que l’insertion professionnelle constitue l’une des étapes les plus décisives.
Un enjeu qui concerne toute la société
Avec plus d’un million de personnes concernées à des degrés divers, le handicap n’est pas considéré comme une question marginale sur l’étendue du territoire.
Il concerne les familles, les collectivités, les établissements de formation, les entreprises, les administrations et l’ensemble de la société. C’est donc une réponse collective, dans laquelle les pouvoirs publics jouent un rôle d’impulsion et de coordination, tandis que les autres acteurs contribuent à rendre l’environnement véritablement inclusif.

Le pays investit grandement dans l’inclusion et élargit son capital humain. Il donne à davantage de citoyens la possibilité de produire, d’entreprendre, d’innover et de participer à la vie collective. Il renforce également la cohésion sociale en réduisant les situations d’exclusion qui peuvent enfermer les personnes dans la dépendance.
Le défi demeure naturellement important. Mais une chose est désormais clairement posée : avec ce nombre de personnes dans cette situation de vulnérabilité, l’aide n’est pas juste une parenthèse de la politique sociale togolaise, mais plutôt une grosse pièce du puzzle national.
Omar A.
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