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C’est la trêve pour la pêche maritime et lagunaire. Cette suspension des activités de pêche est indispensable pour la survie de la faune marine togolaise. Le ministère de l’Économie maritime a officiellement acté le démarrage du repos biologique annuel pour la pêche maritime et lagunaire. Une mesure stricte, mais vitale pour l’avenir de la filière halieutique du pays.

Pour donner un coup de pouce à la biodiversité aquatique, l’arrêt temporaire des activités de pêche est segmenté selon le type d’embarcation. Ainsi, il est fait interdiction des activités pour la pêche artisanale, jusqu’au 31 juillet 2026. Pour la pêche industrielle, elle est prolongée jusqu’au 31 août prochain.

Durant cette trêve, toutes les activités de pêche ainsi que le transbordement des produits de mer sont strictement interdits. « Les organisations professionnelles et les comités locaux de gestion de pêche sont priés, chacun dans son ressort, de contribuer au respect du repos biologique par les acteurs de la filière. », a expliqué le ministre en charge de la pêche, Antoine Gbegbeni, appelant ainsi à la responsabilité collective.

Notons que ce repos biologique imposé, loin d’être une punition pour les pêcheurs, est un investissement pour l’avenir. Elle permet d’abord de favoriser la reproduction des espèces aquatiques sans être perturbées. Ceci, en limitant la surpêche et en favorisant la reconstitution des stocks. Cela est également nécessaire garantir la pérennité de la biodiversité marine et lagunaire pour les générations futures.

Afin de s’assurer de l’adhésion de tous, des campagnes de sensibilisation ont été menées le mois dernier auprès des communautés littorales.

Un secteur en pleine croissance au Togo

Cette réglementation est d’autant plus cruciale que l’économie bleue togolaise affiche une excellente dynamique. Les chiffres récents démontrent l’importance stratégique de la gestion durable des eaux. La production halieutique est passée de 24.229 tonnes en 2023 à quelque 36.250 tonnes en 2025.

Chaque année, la pêche locale rapporte plus de 20.000 tonnes de poissons en moyenne. Preuve de l’importance de la chaîne de valeur locale. Et 90 % de ces captures sont transformées artisanalement par friture, séchage ou fumage, faisant vivre des milliers de familles, particulièrement des femmes transformatrices.

C’est dire donc que le respect de ce repos biologique est donc la garantie d’une saison prochaine encore plus fructueuse.

La Rédaction

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