La question des droits de l’homme s’impose aujourd’hui comme un grand pan de la gouvernance moderne. Au Togo, cette exigence s’inscrit dans une dynamique de réformes et d’actions concrètes visant à renforcer la protection des libertés fondamentales et à promouvoir la dignité humaine sous toutes ses formes.
Assez souvent, le pays multiplie les initiatives institutionnelles pour asseoir un cadre juridique plus protecteur. La Commission nationale des droits de l’homme (CNDH), reconnue pour sa conformité aux principes internationaux, joue un rôle central dans la veille, la sensibilisation et le traitement des plaintes liées aux violations des droits fondamentaux.
À travers ses enquêtes, ses rapports et ses différentes campagnes sur le terrain, elle contribue à ancrer la culture des droits humains dans les pratiques administratives et sociales.
L’État engage aussi des réformes législatives visant à mieux encadrer les libertés publiques et à renforcer les garanties judiciaires. La modernisation du système judiciaire, l’accent mis sur la formation des magistrats et des forces de sécurité, ainsi que la promotion de l’accès à la justice pour les populations vulnérables traduisent par ailleurs une volonté de faire des droits de l’homme un socle de stabilité sociale.

Un pays légaliste
Des chiffres publiés par le ministère des Droits humains et qui ont bien pu évoluer ces derniers mois, indiquent qu’en la matière, 8 sur 9 principaux instruments onusiens en ce qui concerne les droits de l’homme ont été ratifiés.
Aussi, le département gouvernemental estime à 57 % en moyenne le taux de participation électorale des trois dernières élections ; à 80 % le taux de vitalité des institutions de la République et fait savoir que 75 % des recommandations de l’EPU sont mises en œuvre.
Les recommandations de l’Examen périodique universel (EPU) sont des suggestions faites par les États membres de l’Onu à un autre État sur l’amélioration de sa situation des droits humains, couvrant des sujets tels que les droits des femmes et des enfants, la torture et les libertés civiles.
Le but est de renforcer la coordination et la mise en œuvre des engagements nationaux, soutenues par des mécanismes de suivi et des ressources pour aider à leur application effective sur une période donnée.
Droits économiques et sociaux
C’est un autre des axes promus sur le territoire. Il occupe une place croissante dans l’action publique. Les politiques en faveur de l’accès à l’éducation, à la santé, à l’eau potable et à la protection sociale participent d’une vision élargie des droits humains, où la dignité ne se limite pas aux libertés civiles, mais s’étend aux conditions de vie décentes.
Aujourd’hui, au moins 20 maisons de justice existent au Togo. Instaurées depuis 2018, elles servent de relais aux juridictions traditionnelles. Durant l’année 2023, plus de 4.500 saisines ont été enregistrées via ces structures implantées partout.
Des médiations et des conciliations sont faites dans ces maisons qui jouent le rôle d’organes d’apaisement de tensions pour un État plus heureux dans lequel la paix, l’amour de l’autre et la solidarité règnent en maître.

Au ministère de la Justice, le casier judiciaire est informatisé, autre moyen de renforcer le droit des citoyens à ce précieux document. L’acte de naissance est désormais gratuit depuis des mois, sur demande du président du Conseil ; les filles et les femmes souvent marginalisées dans les sphères socioéconomiques, sont de plus en plus décisionnaires ; les personnes handicapées sont davantage intégrées dans l’environnement du travail ; les droits des enfants sont strictement respectés grâce à l’arsenal de mesures en place pour la répression, etc. Tout change sur insistance des pouvoirs publics qui ne lésinent pas sur les moyens nécessaires.
En renforçant ses mécanismes de protection et en inscrivant la promotion des droits de l’homme au cœur de ses actions, le Togo nourrit son ambition de construire une société plus juste, plus inclusive et respectueuse des valeurs universelles. Une trajectoire qui, loin d’être figée, s’écrit dans le temps long, avec la conviction que le respect de l’homme demeure la plus solide des fondations du développement durable.
Samir B.
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