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À la tribune des Nations Unies (ONU), Robert Dussey, le ministre togolais des Affaires étrangères a été catégorique. « Comment vous parler des affaires du monde, sans parler des performances de notre pays le Togo. Soyez rassuré, le Togo va bien et le Togo va mieux », a-t-il lancé à l’entame de son discours.

Des réformes significatives qui portent leur fruit

Dans les détails des performances dont parle le chef de la diplomatie togolaise, il évoque des avancées significatives largement reconnues dans la mise en œuvre des objectifs de développement durable (ODD).

Selon Robert Dussey, plus de 70 % de cibles des ODD sont désormais intégrés dans les stratégies nationales, en particulier à travers la feuille de route gouvernementale 2020-2025, qui s’articule autour de quatre piliers essentiels : le social, l’économie, l’environnement et la gouvernance.

La digitalisation et la simplification des procédures fiscales et douanières, ayant accru la mobilisation des recettes publiques ; l’opérationnalisation du guichet unique de dépôt des états financiers qui permet de faire un seul dépôt des états financiers ; le renforcement du cadre juridique de la commande publique, notamment l’adoption des lois relatives aux marchés publics et au contrat du partenariat public-privé (PPP) en 2021 ; la possibilité au Togo de tenir des audiences en ligne, la réduction des délais de procédures, actes judiciaires sont certaines réformes mis en œuvre par le gouvernement togolais.

Robert Dussey indique que, de façon générale, les différentes réformes opérées par le gouvernement togolais, sous le leardership du Président Faure Gnassingbé, dans sa feuille de route 2025, ont permis la réalisation du plusieurs projets. 90,7 % d’accessibilité géographique aux soins de santé en 2023 (+19,3 % par rapport à 2020) ; le lancement de l’assurance maladie universelle, couvrant déjà plus de 3 millions de personnes, dont les élèves par le School AMU ; 86 % d’accès à l’eau potable en 2024 (+26 % depuis 2020) ; 74,5 % d’accès à l’électricité avec une réduction de la dépendance énergétique de l’extérieure (64 % en 2020 contre moins de 50 % en 2025).

Concernant la lutte contre la pauvreté, le taux de population vivant en dessous du seuil est passé de 51,1 % en 2020 à 24,8 % en 2025. Dans le secteur agricole, les rendements ont progressé entre 11 % et 17, 32 % selon les filières (maïs, riz, manioc et le soja). Par ailleurs, 4 472 km de pistes rurales ont été aménagées et 485 km de routes bitumées construites ou réhabilitées sur toute l’étendue du territoire.

« Nous pouvons continuer à vous citer des exemples. Vous verrez qu’effectivement, le Togo va mieux. Ces différentes réalisations, dans le cadre de la mise en œuvre de cette feuille de route, ont permis d’accélérer la croissance économique du Togo à 5% en 2025 en cours et de maitriser l’inflation », a martelé Robert Dussey, ajoutant que dans la lutte contre les changements climatiques au Togo et des effets de l’érosion côtière, 60 % des populations affectées sont désormais protégées contre l’érosion, et 40 millions de plants ont été mis en terre sur 48.000 hectares.

Le ministre des affaires étrangères n’a pas manqué de relever l’excellente performance dans le cadre de l’indice de développement humain 2025 que le PNUD vient de publier et qui voit le Togo progresser pour être désormais dans la sphère des pays à revenu moyen. Au niveau régional, le Togo consolide sa position en se hissant au 2ème rang dans l’espace UEMOA (derrière la Côte d’Ivoire) et au 4ème rang au sein de la CEDEAO (après le Cap-Vert, le Ghana et la Côte d’Ivoire). Ces résultats témoignent de la détermination du gouvernement togolais à conjuguer résilience économique, stabilité sociale et ambition de développement durable dans un contexte mondial marqué par de multiples défis.

Onu, esclavage, etc.

L’officiel togolais n’a pas manqué de parler des menaces terroristes qui mettent à mal les pays de l’Afrique de l’Ouest et surtout des 80 ans de l’organisation des Nations-Unies qui ne peut résister aux appels incessants des Etats de changer l’ordre international qui a été imposé par un petit groupe d’Etats aux intérêts tantôt convergents, tantôt divergents.

La réforme du Conseil de Sécurité est une question de réparation d’un préjudice historique faite à l’Afrique et à d’autres peuples du monde. La réforme du Conseil de sécurité, avec l’octroi de sièges permanents à l’Afrique, est un impératif de dignité et de justice. Mais cette réforme doit aller de pair avec la reconnaissance que les inégalités mondiales actuelles sont enracinées dans des injustices historiques. Refuser de les aborder, c’est perpétuer un multilatéralisme inachevé. 

L’Afrique réclame justice pace qu’elle a été exclue pendant 80 ans des instances décisionnelles du monde. L’Afrique réclame justice parce que le Conseil de Sécurité est assis sur le droit de ses peuples à une juste et équitable représentativité en son sein. Le combat de l’Afrique en ce qui concerne les réparations pour avoir été pillée et humiliée par l’esclavage pendant plus de 400 ans.

« L’Afrique réclame Justice et réparation. Du haut cette tribune, je voudrais interpeler l’opinion publique universelle sur la nécessité d’avoir le courage d’affronter la question de réparation », a dit Robert Dussey.

(In LE MEDIUM n°672 du 30 septembre au 06 Octobre 2025)

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