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Il y a quelques jours, le ministre Gilbert Bawara était monté au créneau pour dénoncer une campagne de désinformation amplifiée par les réseaux sociaux. A l’origine, une tension précaire née au lendemain des remous dès suites de l’arrestation du rappeur Aamron. Une bombe qui n’a pas pu désamorcer mais qui a été vite ‘’mouillée’’ par dame nature, qui s’en est chargée.

Depuis quelques semaines, la tension était perceptible dans le pays. Une tension artificielle entretenue par ceux que le ministre avait qualifié « de mains noires » tapies dans l’ombre, les organisateurs de ces « manifestations irrégulières et non autorisées », des 26, 27 et 28 juin 2025.

En effet, des appels à descendre dans les rues ont été lancés via les réseaux sociaux, frisant l’organisation d’une désescalade programmée. Une initiative vivement combattue par le pouvoir de Lomé qui, pour rien au monde, n’entend laisser les populations revivre les moments douloureux de son histoire politique. Exercice auquel s’est livré, il y a quelques jours, le ministre du travail et de la Réforme du service public, Gilbert Bawara, sur New World TV.

« Il y a des gens, des forces obscures qui cherchent des raccourcis pour parvenir au pouvoir. Nous avons vu ce qui s’est passé le 06 juin dernier où les gens incitent les jeunes à la violence…Nous avons commencé par avoir une campagne de désinformation incitant à la violence, à la haine, à l’affrontement, nous avons commencé à assister à des volontés insurrectionnelles, d’entrer en guérilla dans les quartiers de la capitale. Tout cela, on ne peut pas l’appeler manifestation pacifique publique », a souligné l’officiel.

Le ministre Bawara s’était même fait le porte-parole de la rigueur républicaine en relevant : « (…) Face à cette situation qui traduit une volonté d’instaurer le désordre et le chaos (…) l’autorité a l’obligation non seulement de veiller à l’application de la loi mais également de veiller à la préservation de l’ordre public ».

Il avait ainsi mis en garde les populations contre « le risque de vouloir participer à des manifestations irrégulières, illégales, car, avait-il prévenu, …l’autorité ne laissera pas faire ».

A l’heure du bilan des deux premiers jours, on peut dire avec certitude que  »la montagne n’a accouché que d’une souris ».

Rappelons que la liberté d’expression et de manifester est un droit reconnu par la Constitution togolaise. Mais celle-ci ne peut se réaliser pleinement ni par la violation des lois ni par la destruction des biens publics et privés.

Bé’rma B.

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