Le contexte, il est là : incertitudes économiques et demandes sociales pressantes. Tout de même, le Togo ne s’écarte pas de sa voie en faisant du social la pierre angulaire de son budget. Plus qu’un simple exercice comptable, ce budget se présente comme une déclaration d’intention, celle de placer l’être humain au cœur des priorités nationales et de consolider les acquis sociaux au service d’un développement plus inclusif.
L’architecture du budget 2026 révèle une orientation claire vers l’amélioration des conditions de vie des populations. Les secteurs de la santé, de l’éducation, de la protection sociale et de l’accès aux services essentiels concentrent une part significative des allocations. Cette approche traduit la volonté des pouvoirs publics de renforcer le capital humain, considéré comme le moteur durable de la croissance économique.
Dans le domaine de la santé, les investissements visent à élargir l’accès aux soins, à améliorer la qualité des infrastructures sanitaires et à soutenir les mécanismes d’assurance maladie universelle, notamment au profit des couches les plus vulnérables.

L’éducation, autre pilier du budget social, bénéficie d’efforts soutenus pour renforcer les infrastructures scolaires, promouvoir la formation technique et professionnelle et préparer la jeunesse aux exigences du marché du travail.
Le budget 2026 accorde également une attention particulière à la protection sociale. Les programmes de transferts sociaux, d’appui aux femmes, aux jeunes et aux populations en situation de précarité s’inscrivent dans une logique de réduction des inégalités et de renforcement de la cohésion nationale. En filigrane, l’État affirme son rôle de garant de la solidarité nationale. Au-delà des chiffres, le budget raconte une vision.
Un pays qui aspire au développement durable
C’est pourquoi les députés ont adopté en décembre 2025 le projet de loi de finances, exercice 2026. Le budget est équilibré en ressources et en charges à 2 751 milliards de francs. Il traduit une progression de 14,8 % par rapport à la somme de 2025.
Pour précision, une allocation de 609 milliards est prévue pour l’inclusion financière et le capital humain, 407 milliards pour la transformation économique et 324 milliards de francs CFA pour le renforcement de l’État.

Pour être très solidaire, le budget prend en compte des mesures nouvelles comme l’exonération de la TVA sur les produits locaux de l’élevage et de la pêche ; la facilitation de l’enregistrement des marchés réservés aux jeunes et aux femmes entrepreneurs ; le crédit d’impôt en faveur du recrutement des personnes en situation de handicap.
Conformément à la politique mise en place par le président du Conseil, Faure Gnassingbé, ces décisions économiques prises contribueront à rendre davantage résiliente et inclusive l’économie, à améliorer l’équité et la qualité de vie des citoyens, à relever des défis immenses.
Comment y arriver ?
Le pays a déjà tout calculé. Le budget est assis sur deux impératifs. Premièrement, il prend en compte l’accroissement des recettes pour répondre aux différents besoins émis par la population et soutenir les investissements stratégiques. En 2024, par exemple, l’Office togolais des recettes (OTR) a mobilisé plus de 1.000 milliards de francs CFA de recettes fiscales et projetait d’arriver à plus de 1.200 milliards à la fin de l’année 2025.

Ensuite, le reflet de la prise en compte des préoccupations des opérateurs économiques, voire du secteur privé, demeurera le véritable moteur de croissance de l’économie, assurent les autorités. Le budget national raconte ainsi un choix de société. Celui d’un État qui refuse de laisser tomber ses citoyens, qui fait de la dignité humaine une priorité budgétaire. C’est un pari exigeant, mais porteur d’avenir, où chaque franc investi dans le social donne du franc succès.
Samir B.
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