0 5 minutes 2 ans

Dans le cadre de l’engagement stratégique entre l’Onu Femmes et la Cedeao, devant aboutir à la signature d’un protocole d’accord, une délégation de l’organisme onusien a été reçue par la présidente du parlement de la Cedeao, Ibrahima Mémounatou, le weekend dernier à Abuja, au Nigéria.

Conduite par le Directeur régional pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre de l’Onu-Femmes, Dr Maxime Houinato, et composée de représentantes pays des femmes parlementaires, la délégation a échangé avec la présidente du parlement de la Cedeao, la Togolaise Ibrahima Mémounatou, nouvellement élue au perchoir de l’institution sous régionale. Cette rencontre a portée sur l’engagement stratégique entre Onu-Femmes et la Cedeao, devant aboutir à la signature prochaine d’un protocole, en matière de promotion et de l’autonomisation des femmes.

En effet, l’agence onusienne a exploré avec la présidente du parlement de l’organisation communautaire « les voies et moyens pour promouvoir particulièrement la participation des femmes à la vie politique, de leur pays respectif et de la Cedeao en générale ».

Parti du constat selon lequel, « de plus en plus, des actions de violence empêchent l’accès à des femmes au débat politique dans leur pays et malgré les efforts que les gouvernements et les parlements nationaux font pour faciliter l’accès des femmes à la vie politique », Dr Maxime Houinato note qu’il y a également des difficultés posées par le « contexte social dans lequel nous sommes notamment les traditions, la religion etc. mais aussi par des hommes en qui rendent la vie difficile aux femmes qui osent se porter candidates à différentes positions ».

Ainsi, des témoignages de femmes rapportent « les menaces et même les attaques dont elles ont été victimes » dans certains pays, la Côte d’Ivoire, le Nigéria, entre autres. Mais il existe des hommes, des chefs d’Etat, des ministres ou autres membres de Sénats, qui ont décidé de contribuerà l’augmentation du nombre de femmes dans les sphères décisionnelles, notamment au parlement.

Le chef de délégation a saisi l’occasion pour rappeler que « la Cedeao encourage tous les États à suivre cet exemple de façon à ce qu’on ait un minimum de 30 % dans tous les parlements de la région ». Une bonne nouvelle pour la gent féminine, qui ne devrait pas dormir sur ses lauriers.

Tout en revenant sur les violences, notamment morales, psychologiques, économiques, politiques, etc. faites aux femmes, la présidente du parlement de la Cedeao a relevé qu’il faudrait « utiliser toute la sagesse et le savoir-faire des femmes » pour parvenir au changement dont elles aspirent. Mais ceci « pas à pas ». Elle prône, non la parité 50% préconisée, mais d’abord 30% dans tous les pays, et ensuite avancer…  

Ibrahima Mémounatou promet que le document sera signé au cours de cette session parlementaire, mais avant, elle souhaite plus d’inclusion avec des échanges plus élargies avec toutes les femmes parlementaires de la sous-région.

Rappelons que l’agence onusienne, Onu-Femme, soutient les Etats membres des nations-Unies dans l’adoption des normes internationales dans l’optique de parvenir à l’égalité des sexes. Onu-Femmes intervient dans cinq domaines prioritaires à savoir : le renforcement du leader des femmes et leur participation ; la lutte contre les violences à l’égard des femmes ; l’intégration des femmes dans tous les aspects des processus de paix et de sécurité ; le renforcement de l’autonomisation économique des femmes ; la lutte pour l’égalité des sexes, d’ailleurs au cœur des processus de planification et de budgétisation au niveau national.

JPB

@macite.tg        

E-mail : maciteinfo@gmail.com; bawela1@gmail.com

Pour vos annonces, (publi)reportages, etc., joignez-nous au (00228)91515309/79872224 www.macite.tg, L’information, la bonne !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *