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Dans le cadre de ses multiples appuis dans la région des savanes, le programme de résilience du système alimentaire en Afrique de l’Ouest (Fsrp Togo) a acquis et distribué des intrants aux producteurs sélectionnés, qui ont, chacun, bénéficié gratuitement de 10 kilogrammes de semences de riz et de 75 kilogrammes d’engrais (Npk 151515 et Urée), à coût subventionné, avec un remboursement en nature (en riz paddy) à la récolte.

Pour faciliter le suivi de la production et la collecte de ce riz ainsi que la commercialisation des surplus de production par le producteur, une convention a été signée avec la rizerie de Tône : une structure agrégatrice spécialisée dans la collecte, la transformation et la commercialisation du riz dans la région des savanes.

Grâce à cette convention, la rizerie enregistre des impacts encourageant que nous raconte sa responsable en ces termes : « La Rizière Tône, avant l’arrivée du FSRP, disposait des groupes constitués qui livraient du paddy pour la transformation annuelle. Depuis 2020, avec l’augmentation de la demande du riz local sur le marché national, la Rizière n’arrivait plus à couvrir la demande, avec son stock évalué annuellement à 800 tonnes de paddy.

D’autres difficultés étaient liées à la limitation du stock constitué entre autres des difficultés de mobilisation du crédit auprès des banques et la limitation de notre zone d’intervention à Barkoissi, un canton de la préfecture de l’Oti.

Aujourd’hui avec l’appui du FSRP, nous avons vu notre zone d’intervention, qui se limitait à Barkoissi, couvrir toute la région des savanes et aller jusqu’à Kanté dans la région de la Kara. Nous sommes passés de 1.700 producteurs à 1. 800 producteurs, une augmentation, qui a agis considérablement sur la quantité de matières premières à mobiliser qui est passée de 800 tonnes à 2.000 tonnes de paddy.

En dehors de ces impacts, nous avons découvert, grâce au Fsrp, des zones à forte production du riz paddy, dont les producteurs seront enrôlés dans la liste de producteurs de la Rizerie de Tone. », nous a-t-elle confié avant de poursuivre : « quant aux emplois, la rizerie est passée de 32 à 73 personnes. Au niveau de la transformation, le nombre d’emploi est passé de 12 à 23 et le nombre de femmes trieuses, de 20 à 50 ».

Par ailleurs, il est à noter que, contrairement aux années passées, la Rizière Tône n’a pas eu recours cette année au crédit bancaire, souvent à taux élevé d’intérêt, mais dispose suffisamment de matière première pour satisfaire la demande du riz local sur le marché national, durant toute l’année 2024. Elle se projette, dans un proche avenir, d’installer des mini-usines pour le pré-traitement du paddy dans des zones à très fort rendement productive, à l’instar de Gando, de Takpamba et bien  d’autres localités.

Pour rappel, cet appui du Programme de résilience du système alimentaire en Afrique de l’Ouest (FSRP TOGO) s’inscrit dans le cadre du PURS et vise, non seulement à renforcer les capacités productives des producteurs, mais aussi, à faciliter l’écoulement, la mise en marché des produits et créer de la richesse dans les foyers ruraux.

Au Sud du Togo, selon nos confrères de agridigitale.tg, la zone de Kovié a déjà enregistré quatre fortes pluies depuis le début d’année 2024, assurant ainsi que l’humidité du sol est déjà assez suffisante pour lancer la première saison. Normalement c’est trop tôt, parce que ce sont des productions souvent menacées par les oiseaux. Mais il faut aussi reconnaître que ce sont les premières récoltes qui se vendent in fine très chères sur le marché, donc il faut démarrer, » lancent certains producteurs rencontrés sur le périmètre rizicole de Kovié.

Dans l’ensemble, les producteurs témoignent que la précédente campagne a été acceptable du point de vue de la pluviométrie, le fleuve n’a pas non plus tari pendant la saison sèche, un atout qui a permis de réussir la 2ème saison entre décembre et février.  Pour l’instant, les producteurs de la vallée de Zio mobilisent, non seulement les moyens pour disposer des intrants (semences, engrais, etc.), mais aussi, louer les motoculteurs pour les labours. « Nous avons déjà commencé par installer les pépinières. Au fur et à mesure que les pépinières évoluent, il va falloir aménager l’espace de production, faire les deux labours à temps pour passer au repiquage », souligne Cyrille, producteur de riz à Kovié.

Koudjoukabalo (In LE MEDIUM n°601 du 16 au 22 Avril 2024)

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