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Devenu un sujet de préoccupation majeure pour la communauté internationale, le conflit israélo-palestinien s’invite à tous les débats au point d’atterrir sur la table de la Cour internationale de justice (Cij), en vue d’une résolution durable. Dans la dynamique de l’initiative arabe de paix et en s’appuyant sur les différentes résolutions des Nations Unies pour le règlement de ce conflit, le Royaume du Maroc se présente comme un interlocuteur non des moindres. 

Alors que la Cour internationale de justice (Cij) tient, depuis le 19 février 2024, ses audiences sur le sujet brûlant du conflit israélo-palestinien, l’engagement de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, en sa qualité de Président du Comité Al-Qods issu de l’Organisation de la Coopération Islamique (Oci), trouve des oreilles attentives auprès de la Cij, quant aux conséquences juridiques émanant des politiques et pratiques de l’Etat d’Israël dans le Territoire palestinien occupé. Lors de cet oral, le Maroc n’est pas passé par quatre chemins pour témoigner son indéfectible soutien à la délégation palestinienne.

Cette réaction du Royaume chérifien fait suit à un préalable plaidoyer dument rédigé, transmis à la Cour, retraçant l’engagement du Souverain, en sa qualité de Président du Comité Al-Qods issu de l’Organisation de la Coopération Islamique (Oci), et dont l’objectif était de « protéger le statut juridique, historique, politique et spirituel de la Ville sainte, et la préserver dans sa vocation unique de ville de paix et de rencontre pour les fidèles de toutes les religions monothéistes ».

Dans la dynamique de l’initiative arabe de paix et tout en s’appuyant sur les différentes résolutions des Nations Unies pour le règlement du conflit israélo-palestinien, le Royaume du Maroc, s’adossant sur le droit international, estime que demeure « la mise en œuvre d’une solution juste, globale et durable, fondée sur le principe des deux Etats : un Etat Palestinien indépendant sur la base des frontières du 04 juin 1967, avec Al-Qods/Jérusalem-Est comme capitale, vivant côte-à-côte avec l’Etat d’Israël, dans la paix et la sécurité et ce, conformément à la légalité internationale, aux résolutions de l’Organisation des Nations Unies, et dans le prolongement de l’Initiative arabe de paix ».

Dans cette posture, le Maroc n’a pas manqué de se remémorer l’Appel d’Al-Qods/Jérusalem, qui se positionne comme la pierre angulaire dans la résolution des tensions permanentes au Proche et Moyen Orient. Cet importantissime document tripartite, signé le 30 mars 2019 entre Sa Majesté le Roi Mohammed VI – Amir Al Mouminine – et le Pape François, note l’impérieuse nécessité de préserver la ville sainte « Jérusalem comme berceau des trois grandes religions monothéistes du monde », avec obligation de conserver et promouvoir le caractère « spécifique multireligieux, la dimension spirituelle et l’identité particulière de Jérusalem/Al-Qods Acharif ».

« Nous souhaitons, par conséquent, que dans la Ville sainte soient garantis la pleine liberté d’accès aux fidèles des trois religions monothéistes et le droit de chacune d’y exercer son propre culte, de sorte qu’à Jérusalem/Al-Qods Acharif s’élève, de la part de leurs fidèles, la prière à Dieu, Créateur de tous, pour un avenir de paix et de fraternité sur la terre », lit-on.

Cette détermination du Royaume chérifien pour une solution durable à l’un des conflits les plus vieux du monde, dénote de l’engagement du Maroc à la mise en œuvre de la résolution du Conseil de sécurité des Nations-Unies qui, tout en privilégiant le dialogue et la négociation dans le respect du cadre définit par l’Onu, consacre « la solution à deux États : un Etat Palestinien indépendant et viable dans les frontières de 1967, vivant côte-à-côte avec l’Etat d’Israël, dans la paix et la sécurité ». Mais, pour y arriver, le Maroc, sous le leadership de sa Majesté le Roi, a insisté sur l’urgence de régler la question « des colonies israéliennes implantées dans certaines parties du Territoire palestinien occupé –y compris Al-Qods/Jérusalem-Est ».

Très actif dans ce dossier du conflit israélo-palestinien tant au plan bilatéral que multilatéral, le Royaume chérifien marque son engagement tant à l’Onu qu’au sein des organisation régionales telles que la Ligue Arabe, l’Organisation de la coopération islamique dont le Souverain marocain est le Président du Comité Al-Qods. Et devant la Cij, le Maroc est longuement revenu sur les incessants rappels de Sa Majesté le Roi Mohammed VI portant sur la nécessité d’encourager « tout signe positif et toute initiative louable, susceptibles de rétablir le climat de confiance et de favoriser l’amorce de négociations responsables dont l’issue serait un règlement juste, global et durable de la question palestinienne », dont le dernier acte remonte à novembre 2022, lors de la Journée internationale de la solidarité avec le peuple palestinien.

MC

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