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Le Togo a fait de la réduction des disparités socioéconomiques une meilleure arme pour parvenir à la cohésion sociale. C’est dans cette optique que le projet de Cohésion sociale des régions nord du golfe de Guinée (Coso) est accueilli favorablement par les populations togolaises.

Que ce soit les politiques ou le gouvernement, les pouvoirs publics ne tarissent pas d’initiatives pour œuvrer à la promotion de l’unité nationale, la diversité et l’inclusion au sein de la société.

C’est dans ce contexte que le projet Coso, lancé en décembre 2023 par le ministre du développement à la base et financé par la Banque mondiale, promeut la réduction des disparités, l’égalité des chances et valorise la solidarité, ceci à travers une amélioration de l’accès à l’éducation, à la santé et à d’autres services de base, garantissant une meilleure qualité de vie.

Ce projet innovant financé à hauteur de 60 millions de dollars, couvre quelque 41 cantons frontaliers dont 37 dans la région des Savanes, 2 dans la région de la Kara et 2 dans la région centrale.

Cette approche de développement vient soutenir des actions déjà entreprises dans plusieurs domaines, notamment les pistes rurales, l’eau et l’hydraulique, l’éducation, le développement à la base, l’assainissement, le sport et les loisirs, l’environnement.

A cela, il faut ajouter l’implication des communautés elles-mêmes, à travers leur responsabilisation et en les faisant participer aux activités d’intérêt commun. Cette alternative, note la ministre Myriam Dossou-d’Alméda, est « un gage d’appropriation et de durabilité des infrastructures et de succès des initiatives socio-économiques ».

Loin de s’arrêter là, des réflexions sont en cours pour l’appropriation des acquis. C’est le bien fondé du Forum annuel des acteurs sur la cohésion sociale, organisé à la mis décembre dans le cadre du projet Coso. Ce Forum qui a réuni des acteurs venus de plusieurs pays (Bénin, Côte d’Ivoire, Ghana et Togo), a permis d’échanger autour des vrais défis de l’heure que sont les risques de fragilités, conflits et violences (Fcv), la fragilité climatique, la lutte contre la pauvreté dans les pays du Golfe de Guinée, surtout dans les zones septentrionales, la réduction de l’exploitation par les groupes extrémistes violents des tensions intercommunautaires et de la fragilité structurelle des États pour étendre leurs opérations…

Notons que dans le cas du Togo, près de deux ans après, la mise en œuvre dudit a permis d’approuver 563 investissements en infrastructures socioéconomiques, dont 96 sont déjà achevés dans les zones frontalières avec le Burkina Faso, notamment.

JPB

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