Mardi après-midi, des tirs nourris ont été entendus aux abords du Palais du Gouvernement à Bissau, en Guinée-Bissau, pays de l’Afrique de l’Ouest. Cette situation intervient alors que le président Umaro Sissoco Embalo devrait prendre part à Dubaï, à la Cop28. Ces bruits de bottes sont qualifiés de tentatives de coup d’Etat, le 5è qui intervient dans cette région d’Afrique.
La Guinée-Bissau fait face, depuis mardi après-midi, à ce que certains pourront appeler une tentative de coup d’Etat. Depuis la fin de l’après-midi de mardi, une confusion régnait dans la capitale Bissau. Des échanges de tirs nourris ont retentis longuement dans l’enceinte du Palais du Gouvernement où les deux premiers responsables du pays, notamment le Président Ebalo et son chef du gouvernement, Nuno Gomes Nabiam, s’y trouvaient pour un Conseil des ministres extraordinaire.

Aux alentours du Palais régnait une terreur, les habitants cherchant à se refugier loin de ces lieux. Des hommes lourdement armés, avaient encerclé le Palais et les environs, menant à l’aéroport de Bissau.
Déjà, la Cedeao, dans un communiqué, dit condamner « cette tentative de coup d’Etat et tient les militaires responsables de l’intégrité physique du président Umaro Sissoco Embalo et des membres de son Gouvernement ».
Le Secrétait général des Nations-Unies, Antonio Guterres, a, quant à lui, réclamé dans un communiqué « l’arrêt immédiat » des combats à Bissau et « le plein respect des institutions démocratiques du pays ».
Aux dernières nouvelles, la situation est sous contrôle, indique l’Etat major bissau-guinéenne. En effet, les mutins sous les ordres du Colonel Victor Tchongo, s’étaient retirés dans une garnison, et affrontaient la garde nationale.

A l’origine de cette situation critique, des soupçons de corruption qui planaient sur deux hauts ministres qui ont eu le soutien de certains membres de l’armée ; ce sont ces soutiens qui se sont opposés à la convocation en justice de ces deux ministres qui étaient placés en garde à vue.
Notons que depuis 2020, des putschs en série agitent l’ouest-africain. Après le Mali en août 2020, la Guinée en septembre 2021, au Burkina Faso en janvier 2021, le Niger en juin 2022, la Guinée-Bissau se signale, laissant penser à un vent de l’Ouest qui balaie les pouvoirs légaux.
JPB
@macite.tg
E-mail : maciteinfo@gmail.com; bawela1@gmail.com
Pour vos annonces, (publi)reportages, etc., joignez-nous au (00228)91515309/79872224 www.macite.tg, L’information, la bonne !
