0 8 minutes 3 ans

Selon des experts, al-Qaïda et d’autres groupes islamiques, notamment le front Polisario gagnent en force sur le terrain islamiste sur le continent. Ces groupes auraient même une main mise dans les attentats en Europe.  D’après les médias allemands, un fait marquant est à prendre avec la plus grande considération. En effet, la Cour nationale de justice de Madrid a condamné, fin mai, Ismail, un homme de 38 ans, à une peine de deux ans de prison, plus cinq ans de mise à l’épreuve, pour « radicalisation ». Ismail est apatride et fait partie du peuple nomade sahraoui…

Après cette condamnation, de fil en aiguille, un réseau en ligne s’est créé autour de Ismail qui a diffusé, dans une vidéo largement relayé, le message qui suit : « Ma voie est le Coran, qui est mon épée, c’est la même voie que les prophètes ont marché, c’est la voie des martyrs ». Ce réseau qui traite de la lutte du soi-disant État islamique (EI) en Afrique, trouve sa racine dans le Sahara occidental, notamment.

A l’origine de ce climat délétère, le retrait de l’Espagne de la région dans les années 1970, qui a conduit à la création des camps de réfugiés en Algérie suite à la lutte pour le territoire entre le Maroc et les Sahraouis.

Selon des experts, ces camps sont de véritables nids de groupes terroristes tels que l’Etat Islamiques (EI) et al-Qaïda, mais aussi le Front Polisario, qui y font des recrutements massifs. C’est justement contre cette pratique que Hans-Jakob Schindler, directeur principal de l’organisation internationale à but non lucratif Counter Extremism Project, a tiré sur la sonnette d’alarme, sur le fait que « ces groupes ne se concentrent pas seulement sur la prise de contrôle de zones de la région, mais font tous toujours partie de cette stratégie globale, ce qui signifie que les attaques contre l’Occident sont une priorité ».

Alors que beaucoup associent l’EI principalement à des pays comme la Syrie ou l’Irak, des experts comme Schindler, affirment que l’Afrique devient de plus en plus un point stratégique du terrorisme islamiste, à partir duquel des attentats pourraient être déclenchés.« Il est toujours possible d’utiliser les personnes des régions en conflit en Europe comme un instrument, de les radicaliser et peut-être même pour motiver les attaques », a-t-il averti.

Selon un réseau d’anciens agents des services secrets, le réseau en ligne autour d’Ismail, faisait la propagande du jihad et de la lutte mondiale de l’EI, qui glorifiait le martyre de surcroit. « J’informe mes amis que je pars, je pars de la plus belle chose de la vie », publie ces adeptes du KO.  Ce réseau, a pris racine et devient redoutable, selon les autorités espagnoles et une organisation d’anciens agents des services secrets.

Mêmes des autorités de l’Union européennes en lutte contre le terrorisme, qui ont souhaité garder l’anonymat, sont sur les traces de ces réseaux criminels qui se propagent notamment en Syrie, en Espagne et dans les camps de réfugiés du peuple sahraoui nomade en Algérie, à travers le Polisario. Ce que confirme d’ailleurs le BR24, une organisation d’anciens agents des services secrets qui prennent à témoins des publications sur des comptes Facebook. « La communication y est très limitée. Cela indique qu’ils n’utilisent leurs comptes Facebook que pour établir des liens entre eux. Service de messagerie Télégramme ou autre moyen de communication », notent cette organisation.

Rappelons qu’au cours du procès d’Ismail, l’on a découvert des ramifications en Allemagne car ce dernier avait utilisé un numéro de téléphone allemand pour voiler son identité, en plus d’avoir un de ses contacts Facebook qui venait de l’Allemagne. Il a utilisé des images des camps de réfugiés nord-africains pour sa propagande.

Cette hypothèse est corroborée par un rapport annuel des autorités allemandes qui souligne que « dans son magazine en ligne ‘al-Naba’ du 16 juin 2022, l’EI a déclaré l’Afrique zone d’émigration et de jihad ». Ces ramifications s’étendent d’ailleurs jusqu’aux régions d’Afrique de l’Ouest, de l’Est et même du Centre. Pour se vanter d’un succès en Afrique centrale, ces islamistes ont écrit dans une lettre d’information qu’en « raison du seul succès d’Allah, les soldats (…) ont attaqué les chrétiens incroyants avec des armes de différents calibres avant-hier. Cela a conduit au meurtre d’un chrétien ».

Selon des sources bavaroises, celles-ci obtiennent des informations sur la lutte contre l’EI sous la forme des newsletters sur un site Internet.  « Les numéros actuels du bulletin hebdomadaire de l’EI al-Naba contiennent principalement des rapports et des rapports de bataille des provinces administratives de l’EI (en arabe : « wilayat ») sur le continent africain », indique l’Office bavarois pour la protection de la Constitution sur demande qui soutient qu’il y a des sympathisants d’al-Shabab et de Boko Haram en Bavière.

Ces djihadistes du monde seraient en connexion car, note les recherches du BR, les combattants allemands en Syrie glorifient également le combat en Afrique et publient des vidéos sur le service de messagerie Telegram, par exemple.

 Pour couronner le tout, des groupes tels que « l’État islamique dans le Grand Sahara » (ISGS), « al-Shabab » en Somalie et « Boko Haram » au Nigeria, le Front Polisario, sont des entités bien connues.

Face à cette hydre qui ne cesse de triompher en Afrique, l’on se demande si ces islamistes vont-ils s’arrêter un jour ?

Selon des experts comme Schindler du « Counter Extremism Project », le seul moyen de sortir victorieux de ces groupes islamistes, est de lutter efficacement contre la pauvreté sur le terrain. « Partout où les gouvernements sont faibles, là où il y a des difficultés économiques, là où il y a des inégalités, il y a bien sûr un potentiel pour que des groupes terroristes soient recrutés », souligne le directeur principal du Counter Extremism Project.

Le psychologue Ahmad Mansour qui a des contacts réguliers avec les réfugiés, travaille d’ailleurs à empêcher les gens de se radicaliser en Bavière au nom de l’État libre, en organisant différents ateliers et en visitant les écoles et les prisons. « Il y a un terrain fertile à cause de l’instabilité, à cause de la pauvreté et à cause de la compréhension de l’islam qui y est pratiquée, ce qui conduit à plusieurs reprises à la radicalisation des individus », explique-t-il.

@macite.tg        

E-mail : maciteinfo@gmail.com; bawela1@gmail.com

Pour vos annonces, (publi)reportages, etc., joignez nous au (00228)91515309/79872224 www.macite.tg, L’information, la bonne !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *