Le cinéma togolais retrouve, peu à peu, des couleurs grâce aux réformes initiées par le gouvernement togolais. Le 7è art togolais sera à l’honneur avec l’édition 7 de la Semaine nationale du cinéma togolais (Snct), du 22 au 29 juillet 2023, à Canal Olympia Godopé de Lomé. L’annonce a été faite, hier jeudi 22 juin, par le ministre de la Culture et du tourisme, Dr Kossi Gbényo Lamadoko.
L’édition 2023 de la Semaine nationale du cinéma togolais (Snct) a officiellement été lancée hier jeudi 22 juin, par le ministre en charge de la Culture, en présence des acteurs dudit secteur mais aussi du pays invité d’honneur, le Niger, représenté par son Ambassadeur, Sidi Zakari, et des partenaires tels BOA-Togo, Canal+, Asky, l’Institut Français de Lomé, la BB, …

« Contribution des cinéastes au processus de réforme du cinéma et de l’audiovisuel togolais », tel est le thème de l’édition 2023 de la Snct, qui ambitionne d’offrir, d’une part, un grand espace d’échanges entre les cinéastes togolais et ceux de la sous-région, notamment mais aussi de les aguerrir en vue d’une professionnalisation du secteur, d’autre part. Ainsi, la coopération cinématographique serait davantage renforcée pour assurer une meilleure visibilité du cinéma togolais qui, grâce au volet formation introduite cette année, devrait permettre au 7è art togolais de se hisser au rang des grandes nations cinématographiques et de l’audiovisuel.
De quoi faire dire au ministre de la Culture et du tourisme, que « le cinéma togolais est dans un nouveau tournant depuis que le Chef de l’Etat a décidé d’insuffler une nouvelle dynamique à ce secteur. Les avancées sont aujourd’hui palpables. Nous disposons aujourd’hui d’une loi en la matière, d’un fonds spécialement dédié au cinéma, et un Centre national du cinéma et de l’image animée (Cncia ». Ainsi, l’environnement juridique est désormais favorable, et les conditions financières se mettent également en place avec l’implication effective des institutions bancaires…

La balle est, selon le ministre Lamadokou, désormais dans le camp des acteurs de ce secteur, qui doivent jouer leur partition. « Au regard de la vision du gouvernement, il est nécessaire que les acteurs du secteur s’engagent sur la voie du professionnalisme », a-t-il soutenu.
Plusieurs activités sont au programme de cette édition 2023 de la Snct, à savoir des ateliers de formation, notamment en adaptation d’œuvre littéraires en œuvres cinématographiques, en élaboration de plans d’affaires ; des masters class ; des rencontres d’échanges entre professionnels et partenaires ; des projections de films ; etc.
Sur ce dernier point, « au total, 85 films tous genres confondus ont été reçus par le Cncia…Le Comité de présélection a retenu 51 films pour les compétitions de la Semaine nationale du cinéma togolais et le Clap Ivoire. Nous allons projeter ces 51 films togolais…», a expliqué le Koutom Essohanam Denis, Directeur du Cncia.
Au rang des récompenses, a indiqué le Directeur du Cncia, « près d’une vingtaine de prix seront décernés aux meilleures productions et acteurs du secteur ».
L’ambition de faire de la Snct un festival de renom, a poussé les autorités togolaises à penser à s’ouvrir à la sous-région, d’où la présence, pour un début, du Niger, invité d’honneur, qui a un passé cinématographique riche.

Désormais, note le ministre Lamadokou, « nous devons travailler ensemble pour renforcer la visibilité du cinéma togolais (…) ». Il a annoncé des innovations pour les prochaines éditions dans l’optique de « créer un cadre qui nous permet de nous frotter aux autres, qui permet à tous les acteurs du secteur, au niveau international, d’être également chez nous, pour apprécier nos produits et donner davantage d’opportunités à nos acteurs », a confié Dr Kossi Gbényo Lamadokou.
JPB
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