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Le Conseil National du Crédit (CNC), l’observatoire des évolutions économiques du Togo a tenu sa 3ème session ordinaire le 17 septembre 2026.  A l’occasion, le Ministre des finances et du budget, Essowè Barcola, a salué la résilience de l’économie togolaise. « Sur le plan des finances publiques, je salue le redressement de notre trajectoire budgétaire. Le déficit global (dons compris) a été ramené à 0,8% du Produit Intérieur Brut (PIB) à fin juin 2026, contre 2,4% un an plus tôt. Cette discipline budgétaire contribue au désendettement de l’État, avec un ratio dette/PIB qui est ressorti à 60,2%, contre 62,8% à fin décembre 2025, maintenant notre pays en deçà de la norme plafond de 70% de l’UEMOA », a-t-il informé.

Pour le ministre des finances et du budget, ces résultats s’inscrivent dans le cadre des orientations stratégiques du Président du Conseil Faure Essozimna GNASSINGBE. Sous son leadership, l’État s’est engagé sur une trajectoire fondée sur la rigueur budgétaire, la mise en œuvre de réformes structurelles et la réalisation d’investissements à caractère social. La discipline budgétaire contribue également à la maîtrise du niveau d’endettement de l’État, comme en témoigne l’amélioration du ratio dette/PIB.

Un communiqué du CNC rendu public à l’issue de la réunion indique que l’économie togolaise continue de faire preuve d’une résilience, avec une projection de croissance qui s’accélère à 6,3% pour l’année 2026, contre 6,1% l’année dernière. Ce dynamisme est principalement porté par la vitalité des secteurs des transports, du commerce et des activités portuaires, mais aussi par l’essor industriel de la Plateforme Industrielle d’Adétikopé (PIA). Cette accélération de la croissance s’opère dans un contexte de stabilité des prix, avec une inflation maîtrisée à 0,5% à fin juin 2026.

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Dans cet environnement macroéconomique favorable, le secteur bancaire et financier affiche des indicateurs d’activité et de solidité globalement satisfaisants. Les dépôts et les crédits bancaires sont orientés à la hausse. De même, le dynamisme de la collecte de l’épargne par les institutions de microfinance est maintenu, en lien avec l’élargissement du réseau de ce secteur.

Nous nous réjouissons de la hausse de 83,3% des nouveaux crédits au secteur agricole, ressortis à 15,4 milliards de FCFA à fin juin 2026, contre 8,4 milliards de FCFA au premier semestre 2025. Selon le ministre des finances et du budget, cette évolution est principalement portée par l’octroi de crédits de campagne en faveur de la filière coton. Cette dynamique est également confortée par les mécanismes de réduction des risques et de structuration des filières, notamment le Programme de Modernisation de l’Agriculture au Togo (ProMAT) et le Projet d’Appui au Mécanisme Incitatif de Financement Agricole fondé sur le partage de risques (ProMIFA). « Ces dispositifs contribuent à créer un environnement plus rassurant, favorisant une intervention plus significative des banques dans le secteur agricole », a-t-il fait savoir.

Pour le gouvernement, il importe d’exhorter les institutions financières à recourir davantage aux mécanismes de garanties et de partage des risques, afin d’élargir les lignes de crédit aux autres filières agricoles. En outre, le secteur bancaire doit être encouragé à concevoir des mécanismes de financement encore plus inclusifs à l’endroit des TPME. Ces entités constituent la base du tissu productif de l’économie nationale et leur développement permet de mieux répartir les fruits de la croissance économique.

Le CNC a relevé la persistance des vulnérabilités dans le secteur de la microfinance. « Nous devons impérativement veiller à l’exécution stricte des plans de redressement individuels des institutions de microfinance, en accordant une attention particulière aux institutions de grande taille. Cette exigence de rigueur et de suivi est indispensable pour sauvegarder l’épargne de près de 4,8 millions de nos concitoyens », a conseillé Essowè Barcola.

Un appel a été lancé au secteur privé, les banques, les institutions de microfinance, les organisations professionnelles ainsi qu’à l’ensemble des acteurs économiques pour accompagner la nouvelle feuille de route gouvernementale 2026-2031 qui pourra produire pleinement ses effets que si elle est portée par une dynamique collective. « La vision du Président du Conseil, qui est de protéger, rassembler et transformer, doit être une vision partagée par nous tous », a dit Essowè Barcola.

En rappel, le Conseil national de crédit (CNC) rassemble les représentants du secteur bancaire et de la micro finance, ceux du ministère des finances et du budget, de l’économie et de le veille stratégique, de la BCEAO, du patronat, de la Chambre du commerce et des associations de consommateurs…

(In LE MEDIUM n°722 du 29 Septembre au 05 Octobre 2026)

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