0 5 minutes 2 heures

L’affaire fait grand bruit depuis quelques jours déjà. Deux journalistes-réalisateurs français sont arrêtés au Togo. Sous le couvert de simples vacanciers ou de documentaristes, deux journalistes-réalisateurs français sont au cœur d’un scandale aux allures d’une fiction d’espionnage.

Arrêtés à la fin du mois de juillet dernier par les services de renseignement togolais et inculpés mi-août, ces deux Français seraient accusés de s’être livrés à des activités de collecte clandestine d’informations. Ceci dans un contexte d’insécurité persistante dans le Nord-Togo liée aux menaces djihadistes venues du Sahel. Mais entre accusations de méthodes peu orthodoxes et tensions diplomatiques en perspectives, l’affaire suscite de vives réactions.

Méthodes d’investigation ou dérive d’espionnage ?

Pour Lomé et les services de sécurité locaux, le doute est exclu. Le e comportement des deux prévenus s’apparente davantage à une mission d’infiltration malveillante qu’à du journalisme conventionnel. Ainsi entre couverture de façade et méthodologie en passant par le mode de travail, le doute n’est pas permis.

Peut être une image de texte

En effet, dans un communiqué en date du 19 août 2026, la Haute Autorité de Régulation de la Communication écrite, audiovisuelle et numérique (HARC), se prononçant sur l’interpellation des ‘’journalistes’’ français Gaël Mocaër et Sébastian Preze Pezzani, précise qu’elle « n’a été saisie d’aucune demande d’accréditation concernant ces deux personnes, ni par la France télévision, ni par les intéressés eux-mêmes, comme le prévoit les textes ».

Tout en notant qu’elle « n’a été informé de l’arrivée sur le territoire togolais des deux personnes sont elle ignore le statut professionnel, ni des activités de tournage qu’elles devraient mener, notamment dans la partie septentrionale du pays », l’institution appelle « les professionnels des médias ainsi que les créateurs de contenus à  faire preuve de retenue, de responsabilité et de rigueur dans la collecte, le traitement et la diffusion des informations (…) ».

De plus, ces deux individus seraient entrés sur le territoire togolais sous le statut de touriste ou de réalisateur indépendant, contournant de ce fait les accréditations officielles. Et sur le terrain, ils se seraient prêtés à des repérages et des prises de vues ciblant des infrastructures ou des réseaux sous haute surveillance. Des procédés qui ont été jugés ‘’intrusifs’’, assimilables par leurs détracteurs à des méthodes de voyoucratie ou d’espionnage privé.

Diplomatie et liberté de la presse sous tension ?

Cette affaire remet au goût du jour la frontière de plus en plus fragile entre grand reportage, infiltration et ingérence étrangère, surtout dans un contexte d’insécurité croissante liée à l’extrémisme violent et aux incursions djihadistes.

Peut être une image de texte

Alors que la justice togolaise souhaite aller au bout de la procédure sans céder aux pressions, il n’est pas exclu que Paris tente de négocier. On pourrait dans ce cas assister à une assistance consulaire et une contestation des motifs d’espionnage tout en revendiquant l’exercice par les acteurs des médias de la liberté d’expression et de se documenter dans une zone sécuritaire sous haute tension.

Mais est-il que ces deux infortunés, pour manquement administratifs graves et professionnels, sont sous mandat de dépôt.

Qu’il s’agisse de journalisme d’investigation, aux méthodes peu recommandables, ou de véritable opération d’espionnage, le dossier met à mal les relations diplomatiques entre la France et ses partenaires africains.

Affaire à suivre…

Mabé B.

@macite.tg        

E-mail : maciteinfo@gmail.com; bawela1@gmail.com

Pour vos annonces, publi-reportages, etc., joignez-nous au (00228)91515309/79872224

www.macite.tg, L’information, la bonne !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *