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Retrouvés sur la côte de la mer Rouge, en Egypte, des papyrus vieux de 4.500 ans racontent le quotidien d’un fonctionnaire égyptien chargé d’acheminer les blocs destinés à la pyramide de Khéops. Un témoignage exceptionnel qui dévoile, dans le détail, l’organisation du chantier le plus fascinant de l’Antiquité.

Découverts en 2013 dans les galeries portuaires de la mission archéologique du ouadi el-Jarf, les papyrus de Khéops comptent parmi les plus anciens documents jamais exhumés en Égypte. Publiés et étudiés au fil des années, ils restituent la voix d’un homme : Merer, inspecteur au service du pharaon. 

Dans son journal, il consigne les trajets effectués entre les carrières de Tura et le plateau de Gizeh, la rotation de ses équipes et la précision avec laquelle les blocs de calcaire fin — destinés au parement de la pyramide — étaient acheminés par voie d’eau. Une source rare, et désormais incontournable, pour comprendre l’ingénierie derrière l’une des sept merveilles du monde.

Le journal de Merer, témoin du chantier de Khéops en Égypte

Au fil des pages, Merer décrit son travail avec une rigueur presque administrative : chargement des pierres à Tura, navigation sur le Nil, déchargement à un port aujourd’hui disparu, mais confirmé par les recherches archéologiques. Ses notes détaillent la coordination entre les phyles, ces groupes d’ouvriers spécialisés, et la supervision de chefs d’équipe responsables du rythme des opérations.

Ces éléments recoupent les découvertes menées sur les villages de travailleurs à Gizeh : les bâtisseurs de la pyramide n’étaient pas des esclaves, mais des artisans qualifiés, nourris, logés et organisés selon une structure hiérarchisée. Le journal de Merer donne ainsi un visage à ces équipes dont le savoir-faire a permis d’ériger l’un des bâtiments les plus monumentaux jamais construits.

Comment les blocs arrivaient jusqu’au sommet de la pyramide

Les papyrus confirment un autre point essentiel : la construction de Khéops reposait sur la maîtrise absolue du Nil. Grâce à un réseau de canaux creusés jusqu’aux abords du plateau, les bateaux pouvaient approcher au plus près du chantier. Une fois les blocs déchargés, des équipes prenaient le relais pour les déplacer et les ajuster dans la structure en cours d’élévation.

L’existence d’un port de Gizeh, mise en évidence par plusieurs campagnes de fouilles, corrobore cette logistique fluide et millimétrée. Les documents retrouvés n’expliquent pas l’intégralité du processus, mais ils éclairent avec précision les étapes-clés du transport, révélant l’ampleur de la coordination nécessaire pour alimenter quotidiennement un chantier d’une telle échelle.

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Une réflexion sur “ ÉGYPTE/DECOUVERTE : Des chercheurs mettent à nu des secrets de construction de la pyramide de Khéops dans un journal vieux de 4.500 ans

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